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Le Parti vert, ami des islamistes?

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C’est la nouvelle la plus ahurissante de l’année.

Le chanteur Jamil Azzaoui devait se présenter comme candidat pour le Parti vert dans Maskinongé, mais la formation a finalement décidé de retirer sa candidature parce que monsieur Azzaoui est ami avec l’auteure Djemila Benhabib.

ISLAMISME 101

« Il est évident que nous ne voulons pas être associés à certaines personnes qui ne reflètent pas exactement nos valeurs », a écrit Alex Tyrrell, le chef du Parti vert, à Jamil Azzaoui, pour expliquer sa décision.

Hier, le chef du Parti vert (qui est visiblement en manque de protéines) en a rajouté une couche dans une entrevue au Nouvelliste.

« Lorsque Jamil Azzaoui nous a parlé de cette rencontre, il nous a dit qu’il voulait aller chercher l’appui de madame Benhabib.

« Or, nous n’en voulons pas de son appui. Madame Benhabib est une personne qui a des positions très pointues à l’égard de certaines minorités au Québec, et dont le point de vue a souvent trouvé écho auprès de groupes d’extrême droite, dont La Meute. Ça ne reflète pas les valeurs de notre parti.

« Alors si le premier geste que le candidat pose au nom du Parti vert est d’aller chercher l’appui de cette personne, ça pose problème pour nous... »

La Terre appelle le Parti vert, je répète, la Terre appelle le Parti vert.

Êtes-vous là, Parti vert ?

Visiblement, monsieur Tyrrell ne sait pas faire la différence entre musulmans et islamistes.

Alors je vais l’aider à s’y retrouver.

Les musulmans sont des croyants, comme les cathos, les bouddhistes et les protestants. Ils prient tranquillement leur dieu et respectent les lois.

Les islamistes sont des intégristes qui n’hésitent pas à avoir recours à la violence pour déstabiliser les États et imposer la charia. Le Coran, pour eux, n’est pas qu’un livre sacré. C’est un programme politique. Les islamistes sont en guerre contre les démocraties et considèrent les non-musulmans comme des ennemis à abattre.

Djemila Benhabib attaque les islamistes, pas les musulmans.

Vous saisissez, monsieur Tyrrell ? Je n’ai pas écrit trop vite, vous avez pu suivre, ça va ?

Si vous êtes perdu, demandez à un ami de relire très, très lentement les derniers paragraphes.

En prenant bien soin de détacher chaque syllabe.

Mu-sul-mans. Is-la-mis-tes. C’est ça, allez-y à votre rythme, vous allez voir, c’est assez facile à comprendre.

QUELLES VALEURS ?

Incroyable.

Pour le chef du Parti vert, le danger, ce ne sont pas les fous d’Allah, c’est Djemila !

Djemila, qui risque sa vie pour protéger l’égalité homme-femme et les valeurs démocratiques !

Mon amie Djemila, qui a remporté le Prix humaniste du Québec et le Prix de la liberté d’expression, remis dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse !

Ça ne fait pas partie de « vos valeurs », la liberté d’expression, monsieur Tyrrell ?

La séparation de la religion et de l’État ? Le respect des lois ? La non-violence ? L’égalité homme-femme ?

La gauche est tellement aveuglée par son combat contre le racisme qu’elle ne voit plus la différence entre de simples croyants et de dangereux radicaux.

Le Parti vert est un melon. Vert en dehors, rouge en dedans.