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Les alternatives à la viande et au lait montent en puissance

Sources of saturated fats
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Les steaks de soja et jus d’avoine ont la cote aux États-Unis: les ventes d’aliments à base végétale remplaçant la viande, le poisson, les oeufs ou les produits laitiers ont progressé de 17% sur un an selon une étude publiée mercredi.

Elles ont au total atteint 3,7 milliards de dollars au cours des 52 semaines se terminant le 11 août, selon ce document réalisé par le cabinet Nielsen pour The Good Food Institute (GFI), une association qui promeut les produits de substitution aux aliments issus des animaux.

À titre de comparaison, les ventes d’alimentation en général n’ont progressé que de 2% au cours de la même période, fait valoir l’organisation.

L’engouement s’accélère pour ces produits alternatifs aux protéines animales puisque leurs ventes avaient augmenté de seulement 8% au cours de l’année précédente.

La consommation de «viandes» à base de plantes comme le soja, le blé, l’huile de coco ou le riz ont bondi de 23%, atteignant au total 684 millions de dollars.

Désormais, 12% des ménages aux États-Unis achètent des aliments de cette catégorie.

Les boissons à base de soja, d’amandes ou d’avoine représentent de leur côté 13% des ventes totales du rayon des briques de lait.

Quant aux autres produits laitiers, les alternatives végétales profitent aussi d’un engouement certain: les ventes de yaourts ont bondi de 54%, celles de fromage de 41% et celles de crème glacée de 40%.

«La catégorie des +viandes+ à base de plantes rappelle aujourd’hui celle des produits laitiers à base de plante il y a environ dix ans, quand ces derniers ont commencé à vraiment décoller», a souligné Caroline Bushnell, responsable marketing chez GFI.

«Si la tendance se poursuit, et que la proportion de +viandes+ à base de plantes (dans les rayons des supermarchés) égale celle des laits végétaux, alors cette catégorie de produits pourrait valoir près de 10 milliards de dollars», a-t-elle souligné.

Les éleveurs américains, qui assistent impuissants au succès croissant des alternatives végétales, tentent de riposter en militant notamment pour réserver les termes «viande» ou «lait» aux produits issus des animaux.