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L’ouragan Florence change les plans de deux familles de l’Estrie

Ouragan Florence
Photo d'archives, AFP Ouragan Florence

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SHERBROOKE – L'ouragan Florence qui se dirige vers la côte est américaine a été rétrogradé à la catégorie 3. Reste que la situation demeure inquiétante pour deux familles de l'Estrie qui se trouvent là-bas et se demandent si elles doivent partir ou rester.

La menace de l'ouragan Florence commence à se faire sentir à Virginia Beach. Originaire de Coaticook, en Estrie, la famille Paré habite la Virginie depuis 1994. Malgré tout, elle refuse d'évacuer et l'heure est aux préparatifs.

«On a du moins pris les précautions habituelles. On est allés chercher des bouteilles d'eau et on s’est préparés si on n’a pas d'électricité pendant quelques journées. On ramasse toutes les choses qui pourraient partir au vent... les chaises, les pots de fleurs, pour vraiment s'assurer qu'il n'y a pas d'objets qui pourraient voler et endommager la maison. On est dans une situation qui est un peu moins dangereuse en ce moment, mais ça peut changer d'une heure à l'autre, donc on surveille la situation de près», a expliqué Jacinthe Paré.

L'ouragan Florence doit frapper la Caroline du Sud, la Caroline du Nord et la Virginie dans la nuit de jeudi à vendredi.

Plus de 1,7 million de personnes ont été sommées de se mettre à l'abri.

C'est le cas du Sherbrookois Benoit Gosselin et de sa conjointe. Particulièrement malchanceux, Benoit Gosselin et sa conjointe se trouvaient en Floride l'an dernier quand ils ont appris que l'ouragan Irma s'en venait.

Cette année, ils n'ont pas voulu courir de risque, et pour ne pas avoir à revivre ça, ils sont allés à Myrtle Beach, en Caroline du Sud, pour leurs vacances. Or, Florence se dirige tout droit à cet endroit. Mardi, ils ont dû quitter leur camping, sur ordre du gouverneur de l'État. À la blague, Benoit Gosselin dit qu'ils sont devenus des chasseurs d'ouragans.

«Est-ce que je ne me suis pas senti en sécurité? Jamais... Dans le sens qu'on savait que ça s'en venait, on savait qu'on avait du temps devant nous. Ce n’est pas quelque chose qui frappe comme un tremblement de terre, j'imagine. Mais notre déception, c'est plus de dire qu’il faut encore changer nos vacances», s’est désolé M. Gosselin.