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Saguenay: des Bleuets à conquérir

François Legault est le seul chef que l’on voit sur les pancartes installées 
sur le boulevard Talbot, au travers des candidats locaux, dont certaines
 mises côte à côte cachent presque entièrement la façade du McDonald’s !
Photo Rémi Nadeau François Legault est le seul chef que l’on voit sur les pancartes installées sur le boulevard Talbot, au travers des candidats locaux, dont certaines mises côte à côte cachent presque entièrement la façade du McDonald’s !

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S’il faut en croire les analyses menées à partir de sondages, les châteaux fort péquistes de Chicoutimi et Jonquière seraient menacés par la CAQ. Mais ma virée au royaume du Fjord, des « là-là » et de l’aluminium ne permet pas de tirer une conclusion claire. Les Bleuets paraissent divisés...

François Legault est le seul chef que l’on voit sur les pancartes installées 
sur le boulevard Talbot, au travers des candidats locaux, dont certaines
 mises côte à côte cachent presque entièrement la façade du McDonald’s !
Photo Rémi Nadeau

Il n’y avait pas âme qui vive sur la rue Racine samedi dernier à Chicoutimi. Il faut dire que l’automne s’était installé dans un coup de vent. La « Place du citoyen » était tellement désertée que j’ai l’irréelle impression d’avoir foulé une maquette. Après 20 ans de règne ecclésiastique de Jean Tremblay, les Saguenéens ont peut-être perdu le goût de la fête ?

François Legault est le seul chef que l’on voit sur les pancartes installées 
sur le boulevard Talbot, au travers des candidats locaux, dont certaines
 mises côte à côte cachent presque entièrement la façade du McDonald’s !
Photo Rémi Nadeau

Heureusement, il y a Place du Royaume pour aller à la rencontre des gens ! Un jeune couple avec trois enfants sur les bras se dit indécis. « Mes parents étaient péquistes avant, là ils disent qu’ils vont voter pour la CAQ, mais moi, je sais pas encore », lance la mère de famille.

François Legault est le seul chef que l’on voit sur les pancartes installées 
sur le boulevard Talbot, au travers des candidats locaux, dont certaines
 mises côte à côte cachent presque entièrement la façade du McDonald’s !
Photo Rémi Nadeau

Une autre, dans la cinquantaine, témoigne de l’attrait de François Legault. « Jusqu’à présent, je pense voter pour la CAQ, même si j’étais péquiste. Je ne sais pas si les gens de Chicoutimi vont voter pour le changement au point de chasser Mireille Jean et que la région vire à la CAQ, mais ils vont se faire chauffer les fesses », prédit-elle.

Mais bien d’autres ont exprimé un attachement au PQ, particulièrement à l’endroit de Sylvain (Gaudreault), de Jonquière, que les gens questionnés appellent par son prénom.

« La CAQ, ils ont des promesses à n’en plus finir, des choses que je ne crois pas qu’ils pourront réaliser, alors moi je vais rester avec Sylvain », précise un homme d’une quarantaine d’années. Un retraité assure aussi qu’il votera encore pour le PQ. « Lisée m’a déçu au début, il ne parle pas de souveraineté, mais, là, il est pas pire et le programme est bon. »

LEGAULT COMME TRUMP ?

Les libéraux ont également une bonne proportion de supporteurs. Comme cette dame d’une soixantaine d’années qui me lance « Surtout pas François Legault, un autre Trump. » Puis, une jeune femme, tiraillée par ses deux enfants, prend le temps de me dire qu’elle se ravise après avoir songé à la CAQ.

« Les libéraux ont bien géré l’économie et les finances. Il y a des points négatifs des libéraux, mais il faut leur donner ça, ils ont été bons pour la gestion et je l’entends autour de moi, c’est reconnu. »

François Legault est le seul chef que l’on voit sur les pancartes installées sur le boulevard Talbot, au travers des candidats locaux, dont certaines mises côte à côte cachent presque entièrement la façade du McDonald’s ! J’ai bien vu aussi une pancarte de Lisée et Hivon qui semblent égarés en plein milieu du parc des Laurentides. Pour divertir la faune, sérieusement ?

INCERTAIN

Un travailleur de mine de 55 ans gagnant 112 000 $, fatigué de se faire « sucer » 50 000 $ en impôt, raconte qu’il penche cette fois, sans passion, pour la CAQ, qu’il considère comme « les moins pires ». « Je sais pas, j’ai le goût de changer. Je ne sens pas une vague, mais, on l’avait pas senti pour Jack Layton non plus et c’est arrivé », dit-il précisant avoir autant voté pour le PQ que « la gang à Jean Charest » dans les dernières années.

Donc, on trouve de tout. La cerise sur le sundae demeure néanmoins un homme dans la quarantaine, tellement indécis, qui me confie le plus sérieusement du monde, sans broncher, qu’il va se décider le dernier jour « dans l’urinoir »...