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Faux permis de conduire: fraude par vol d’identité chez les concessionnaires

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 Des concessionnaires automobiles de la Rive-Nord de Montréal sont victimes d’une série de fraudes par vol d’identité. Le fraudeur se présente avec un travail crédible et un permis de conduire qui semble véritable. Rien pour mettre la puce à l'oreille aux vendeurs. 

 «Je l'ai rencontré pour des questions financières. Tout a bien été. Très sympathique. Les approbations étaient faites», explique à TVA Nouvelles, Giancarlo Fusarini directeur financier senior chez Desmeules Chrysler. 

 Un quadragénaire se disant employé de la STM a réussi à tromper toutes les vérifications du département des finances de ce concessionnaire. Sans comptant, il obtient même un prêt pour un Grand Cherokee usager. Coût de la transaction: 40 000 dollars. 

 L’homme s'est sauvé avec le numéro de transit sans jamais revenir chez le concessionnaire pour obtenir sa plaque d'immatriculation. 

 La personne dont l'identité a été usurpée par le fraudeur a téléphoné chez Desmeules Chrysler. «Le nom est bon. Il n’y a pas de trace nulle part. Les recherches bancaires sont faites. (...) Il n’y a aucune voiture en échange parce qu'il y a pas de trace! Tout se passe très 'smooth' dans la transaction, jusqu'à tant qu'on découvre qu'il y a un problème de vol d'identité», précise Giancarlo Fusarini. 

 Toujours cet été, un homme qui prétendait être propriétaire d'une compagnie de vêtements de travail achète un Dodge Ram au coût 84 000 dollars. Il a un chèque certifié de 10 000 dollars. 

 Le prêt passe, mais pas le chèque, bloqué beaucoup plus tard après la transaction. 

 «On a réalisé que la compagnie était frauduleuse. La banque nous a appelés. Il n’y a rien qui existait (...) C'était une fraude», ajoute M. Fusarini. 

 Pour gagner la confiance du concessionnaire encore davantage, le fraudeur a demandé d'ajouter un système de repérage aux véhicules. «On a réalisé que la compagnie nous a dit que le véhicule est déjà sur le fleuve, parti!», fait savoir Giancarlo Fusarini. 

 En général, ce sont les institutions financières qui vont assumer les pertes et rembourser les prêts frauduleux aux concessionnaires.