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FCVQ: une ouverture aux accents glamour

La place d’Youville s’anime pour le Festival de cinéma de la ville de Québec

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Le niveau de glamour a grimpé d’un autre cran, jeudi soir, à Québec. Pendant que Paul McCartney poursuivait ses répétitions au Centre Vidéotron, la place d’Youville a déployé son tapis rouge et s’est mise sur son 36 pour accueillir les vedettes de la 8e édition du Festival de cinéma de la ville de Québec.

Dans une ambiance festive avec musique et flashs de caméra à profusion, les artisans du film d’ouverture du FCVQ, La disparition des lucioles, ont gravi les marches du Palais Montcalm, où était présenté en grande première québécoise le troisième long métrage de Sébastien Pilote.

Pour l’occasion, le cinéaste de Saguenay était accompagné de la plupart des acteurs du film, dont Karelle Tremblay, Luc Picard et Pierre-Luc Brillant.

« Il fait beau, venez voir des films », a lancé le directeur général Ian Gailer. « Allez dans les restaurants, au musée, allez juste perdre votre temps à Québec pendant le festival. »

Plus occupée que jamais, la place d’Youville, où on pourra voir des classiques du cinéma en plein air, est bel et bien devenue le centre nerveux du FCVQ. « On sent que l’engouement à l’extérieur est fort », affirme M. Gailer.

La tête à Québec

Tout juste rentré du Festival de Toronto et après un détour estival par Karlovy Vary, Sébastien Pilote était ravi de pouvoir enfin présenter son film à un public québécois.

« Je ne dis pas ça pour être gentil, mais pendant que j’étais à Toronto, ma tête était à Québec. Ce que j’avais le plus hâte, c’était de présenter mon film ici, devant mon premier public », avoue celui qui est vendu au FCVQ.

« J’invite les gens à aller voir d’autres films. La soirée d’ouverture, c’est la pointe de l’iceberg. Depuis deux ou trois ans, on commence à voir la forme que peut prendre le FCVQ. Il a montré tout son potentiel et je pense qu’il peut encore grandir. Québec offre un cadre parfait pour un festival de films. »

Karelle en vedette

Plus accessible que les deux premiers films de Pilote, La disparition des lucioles s’appuie en grande partie sur la performance de la jeune Karelle Tremblay, qui nous montre encore une fois une parcelle de son grand talent dans le rôle d’une adolescente cynique qui se cherche, à l’aube de devenir une adulte.

« Ce n’est pas un grand rôle de composition. Oui, le personnage est plus jeune, plus cynique, plus adolescent que moi. Mais ce côté “je m’en fous de tout le monde et tout le monde est épais”, on l’a tous ressenti vers 15 ou 16 ans. C’était facile de me replacer dans cet état d’esprit. »