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Happé par un train: la communauté de Wemotaci secouée à la suite du décès d'un enfant de 8 ans

Une brèche dans la clôture d’une passerelle a été réparée au lendemain du drame

Des membres de la communauté de Wemotaci se sont rassemblés à la
Photo courtoisie Des membres de la communauté de Wemotaci se sont rassemblés à la mémoire d’Étienne Biroté Ambroise, hier en fin de journée.

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WEMOTACI | Des Attikameks de la Haute-Mauricie sont inconsolables après la mort d’un enfant de 8 ans happé par un train de passagers après s’être trouvé pris au piège sur un pont ferroviaire.

Étienne Biroté Ambroise et quatre camarades d’âge primaire jouaient à l’entrée d’un pont ferroviaire dans la communauté de Wemotaci à 300 km au nord de La Tuque, vers 16 h, mercredi. Ils avaient quitté l’école moins d’une heure auparavant.

Pris au piège

L’enfant s’est trouvé pris au piège sur le pont d’une vingtaine de mètres de long.

Ses amis ont réussi à se tasser avant le passage du train. La communauté n’a pas d’explication à savoir pourquoi le petit Étienne n’a pas réussi à les suivre. Après le passage du train, ses amis ont cru qu’il avait peut-être réussi à sauter à l’eau, mais ce n’était pas le cas.

Le train de VIA Rail qui faisait le trajet Mont­réal-Senneterre, en Abitibi, avec 16 passagers à bord n’a pas freiné à temps. La mort de l’enfant a été confirmée en début de soirée.

« Je suis encore sous le choc. On dirait que je ne le crois pas encore. C’est un cauchemar », dit Andréa Ambroise, une cousine de la victime.

Dangereux

Elle voyait le garçon tous les jours.

« On avait dit aux enfants de ne pas aller là », laisse-t-elle tomber.

Une passerelle piétonnière longe le pont ferroviaire. Un grillage a été installé entre le passage et la voie ferrée par mesure de sécurité. Mais il y a plusieurs mois, des vandales ont fait une brèche dans le grillage tout près de l’endroit où la collision a eu lieu. Le trou, de la grosseur d’une petite porte, a été réparé hier.

Il n’a pas été possible de savoir hier qui a la responsabilité d’entretenir cette clôture. Des peluches ont été déposées à l’endroit où l’enfant a été percuté.

Dans la communauté éloignée de 1200 habitants où tout le monde se connaît, c’est la consternation.

« Il y a eu un choc collectif, j’ai vu des gens pleurer parce qu’ils ne savaient pas où étaient leurs enfants, et ils savaient que l’accident impliquait un enfant », dit le chef François Neashish.

Cours suspendus

Les cours des écoles primaire et secondaire de Wemotaci ont été suspendus hier matin, pour mettre en place un plan d’action pour les jeunes.

Étienne Biroté Ambroise se promenait presque tous les jours à vélo dans la communauté avec un de ses frères. Il était sociable et parlait avec les gens, selon sa cousine et son grand-père paternel, Bernard Biroté.

« C’était un petit garçon bien élevé », dit son grand-père, triste.

VIA Rail est bouleversée par la tournure des événements et a offert du soutien psychologique aux deux chefs de train.