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Gaza: trois Palestiniens, dont un enfant, tués par des tirs israéliens

Gaza: trois Palestiniens, dont un enfant, tués par des tirs israéliens
Photo AFP

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Trois Palestiniens, dont un enfant, ont été tués vendredi par des tirs de soldats israéliens lors de manifestations et de heurts dans la bande de Gaza le long de la frontière avec Israël, selon un nouveau bilan du ministère gazaoui de la Santé.

L’enfant de 12 ans, Chadi Abdel Aal, a été tué près de Jabalia, dans le nord de l’enclave, a précisé le ministère.

Deux autres Palestiniens, tous deux âgés de 21 ans, ont été tués lors d’incidents près de Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza et à Al-Bureij, situé dans le centre de cette enclave, a précisé le ministère.

Au moins 50 Palestiniens ont également été blessés par des tirs de soldats israéliens le long de la frontière, selon la même source.

Un char israélien a également tiré à l’est de la ville de Gaza, vers un poste d’observation du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza, selon une source des services de sécurité gazaouis.

Interrogée par l’AFP, une porte-parole de l’armée israélienne a indiqué que 13 000 Palestiniens avaient participé à des manifestations violentes. Des manifestants ont brûlé des pneus, lancé des pierres et des bouteilles incendiaires en direction de la barrière de sécurité israélienne et des soldats qui y sont postés, a-t-elle ajouté.

La bande de Gaza est le théâtre de manifestations depuis le 30 mars le long de la barrière pour demander la levée du blocus israélien et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont été chassés ou ont fui leurs terres à la création d’Israël en 1948.

Les décès de vendredi portent à 179 le nombre de Gazaouis tués, pour la majorité lors de manifestations à la frontière, par des tirs israéliens depuis cette date. Un soldat israélien a été tué, le 20 juillet.

Israël a rouvert jeudi le seul point de passage pour les Palestiniens entre la bande de Gaza sous blocus et son territoire, après une semaine de fermeture consécutive à des heurts à proximité. Il avait annoncé le 5 septembre fermer le terminal d’Erez, mince lien physique avec l’extérieur pour les habitants de l’enclave palestinienne, le temps de réparer des dégâts causés la veille par des protestataires palestiniens

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a menacé à plusieurs reprises de fermer à nouveau Erez et Kerem Shalom, le terminal pour le trafic des marchandises entre Israël et la bande de Gaza en cas de nouvelles violences.