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Lisée déménagerait cinq ministères en région

Le chef péquiste Jean-François Lisée
Photo Jean-François Desgagnés Le chef péquiste Jean-François Lisée

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S’il est porté au pouvoir, Jean-François Lisée s’engage à déménager les ministères des Pêches, de la Faune, des Forêts, des Mines et de l’Agriculture dans diverses régions du Québec.

 

Le chef péquiste en a fait l’annonce hier lors d’un discours au Sommet municipal de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), qui avait lieu au Centre des congrès, à Québec.

Ainsi, des milliers d’employés des cinq ministères visés devraient quitter la ville de Québec pour s’installer un peu partout dans la province, confirme M. Lisée. « Tout le ministère, du sous-ministre jusqu’au dernier employé va être en région », dit-il.

Le chef péquiste souhaite ainsi lancer « un processus, disons refondateur de la présence des régions ». « On dit : vous allez avoir des salariés bien formés, biens rémunérés, dans les régions. Ça va aider la vitalité des régions », fait-il valoir.

S’il souhaite réussir ce déménagement en quatre ans, M. Lisée reconnaît que le processus pourrait être plus long. « Ça ne se fait pas en criant ciseau », concède-t-il.

La proposition de M. Lisée rejoint en partie celle des libéraux, qui promettent de déménager en région les directions et certains employés des secteurs des mines, forêts, pêches et mariculture au sein des ministères.

Plus d’autonomie fiscale

Tour à tour, hier, les chefs des principaux partis se sont adressés aux maires et mairesses membres de l’UMQ afin de courtiser leurs appuis.

Comme en mai dernier, Philippe Couillard, Jean-François Lisée et François Legault ont réitéré leur promesse de transférer un point de TVQ aux municipalités afin de leur permettre d’être moins dépendants de l’impôt foncier. Ce montant viendra remplacer le 1,3 milliard $ déjà transféré par Québec aux municipalités, mais aura l’avantage d’augmenter avec la croissance économique.

Toutefois, l’UMQ réclame aussi que les immeubles gouvernementaux paient pleinement leurs taxes foncières, ce qui n’est pas le cas pour le moment. Cette idée n’a pas trouvé d’appui ferme chez les chefs.

— Avec Marc-André Gagnon et Charles Lecavalier