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Paul Arcand pète les plombs contre un syndicaliste de la STM

Paul Arcand pète les plombs contre un syndicaliste de la STM
GUY BEAUPRÉ/TVA PUBLICATIONS/AGENCE QMI

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Paul Arcand n’a pas caché son irritation face aux réponses insatisfaisantes du président du syndicat des employés d’entretien de la STM Gleason Frenette en entrevue à l’émission Puisqu’il faut se lever sur les ondes du 98,5, vendredi matin.

Arcand questionnait le syndicaliste au sujet d’une banderole qui avait été déployée devant l’un des garages de la société de transport dans la journée de jeudi. Les prénoms de certains employés ainsi que le terme «putes d’over» (putes de surtemps) y sont inscrits.

Notons que les employés d’entretien sont actuellement en grève d’heures supplémentaires alors qu’ils négocient leur nouvelle convention collective avec la STM.

Dès le début de l’entrevue, Arcand voulait savoir si le syndicat avait tenté de retrouver la ou les personnes responsables de l’affichage de la banderole et si celle-ci servait à dénoncer les employés qui acceptaient de faire du surtemps. Les réponses de Gleason Frenette ne l’ont pas convaincu. Voici une transcription d’un moment particulièrement juteux de l’échange:

Arcand: Quand on écrit «pute d’over» et qu’on met des prénoms, c’est pour dénoncer ceux qui acceptent d’en faire?

Frenette: Ça doit être ça le but, j’imagine.

Arcand: Ben là, excusez-moi, M. Frenette, là...

Frenette: On en fait partout dans tous les milieux de travail.

Arcand: Ok, M. Frenette, là, arrêtez de prendre le monde pour des imbéciles. Je pose une question ben simple: il y a des employés qui font du temps supplémentaire, ça ne fait pas l’affaire des autres, on sort une banderole et on les traite de putes, c’est ça?

Frenette: C’est peut-être une ou deux personnes qui ont décidé d’y aller.

L’animateur a répété à maintes reprises que le président du syndicat ne répondait pas à ses questions et qu’il ne passerait pas à un autre sujet tant que la situation persistait.

«Ça vous tente-tu de répondre aux questions? M’a décider des questions pis je vous demande juste de répondre, c’est-tu assez clair ça?», a-t-il lâché après que M. Frenette lui ait demandé s’il voulait parler «des vraies affaires».

Le syndicaliste a fini par expliquer qu’il cherchait encore à trouver les coupables, que le geste était déplorable et que certains de ses membres pensaient même que les contrevenants seraient des gestionnaires qui tentent de faire monter la tension.

À la fin de l’entretien, l’animateur a lancé d’un ton blagueur: «quand on vous pique, vous répondez, c’est pas pire», provoquant des rires de M. Frenette.

Écoutez l'entrevue complète en cliquant ici.