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Ses amis s’expliquent mal qu’il ait été tué

PH-Facebook
Photo tirée de Facebook Serge Paré avec des langoustes qu’il avait pêchées lors d’un voyage dans le Sud.

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Les proches du sexagénaire qui aurait été tué par son « ami » lors d’une dispute dans un camp de chasse du Nord-du-Québec n’arrivent toujours pas à comprendre ce qui a pu se produire.

Toujours sous le choc, Yvon Pepin, un ami d’enfance de Serge Paré, s’expliquait encore mal la tragédie vendredi.

« On a de la misère à croire ça. Il m’avait appelé la veille pour me parler du doré qu’il avait pris. Il s’entendait bien avec tout le monde », déplore-t-il.

Les deux hommes se connaissent depuis leur jeunesse passée en Abitibi. Ils ont voyagé ensemble à plusieurs reprises et prévoyaient retourner en République dominicaine l’hiver prochain.

M. Pepin parle de son ami comme étant jovial, bon vivant et amoureux de la nature. Ses proches « sont atterrés » par le décès de l’homme de 61 ans, rapporte-t-il.

Paradis sur terre

L’endroit où il aurait été tué, un petit chalet de Desmaraisville, un hameau situé à plus de 200 km de Val-d’Or, appartenait à Serge Paré et à son père.

« C’était son petit paradis. Il le rénovait constamment. Il y allait l’hiver pour pêcher sur la glace et y passait ses étés », se souvient-il.

L’accusé, Stéphane Morin, 55 ans, aurait affirmé aux enquêteurs qu’une dispute au sujet des territoires de chasse aurait éclaté entre les deux « amis ».

Une théorie qui ne colle pas, selon M. Pepin.

« Serge était bien plus un pêcheur qu’un chasseur, affirme-t-il. Et ce n’était pas quelqu’un de colérique. »

Jamais vu

D’autant que M. Morin n’habitait pas en Abitibi-Témiscamingue, même s’il utilisait l’adresse du domaine de M. Paré à Val-d’Or comme lieu de résidence.

Yvon Pepin est formel, l’individu n’a jamais demeuré à cet endroit.

« Moi, je n’ai jamais vu ce gars-là. Il restait à son camp de chasse. Il avait probablement besoin d’une adresse postale pour le courrier », soutient-il.

Comme Serge Paré travaillait dans un complexe minier dans le Grand Nord, il s’absentait souvent pour le boulot, deux semaines à la fois.

Il aurait engagé Morin pour s’occuper de ses installations de Desmaraisville lorsqu’il n’y était pas. L’individu qui a plusieurs antécédents criminels a été formellement accusé jeudi de meurtre non prémédité.

La victime aurait été battue par le suspect et des coups de feu auraient retenti avant l’intervention des policiers de la Sûreté du Québec mardi soir.

Il a fallu plus de 12 heures aux autorités pour raisonner le forcené barricadé dans le bâtiment.