/news/education
Navigation

Toujours aucune école publique dans Griffintown

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL - Le quartier Griffintown, dans le Sud-Ouest de Montréal, a beau être en pleine expansion depuis une dizaine d’années, on n’y trouve toujours aucune école primaire publique pour accueillir les jeunes citoyens.

Seule une école primaire privée existe dans le quartier; une situation qui pourrait devenir problématique alors que la population de Griffintown est appelée à tripler d’ici sept ans. En effet, on s’attend à ce que le nombre de résidents passe de 8000 à 22 000 d’ici 2025.

Jusqu'ici, les enfants du quartier sont surtout redirigés vers l'école de Petite-Bourgogne, où le taux d'occupation est de 96 %.

«De donner une école à Griffintown, c’est aussi alléger tout le quartier avoisinant parce que d’envoyer les enfants à Pointe-Saint-Charles ou à Saint-Henri, c’est loin et ces écoles-là sont déjà à maximum», a affirmé Mélissa Boucher du collectif Pour une école primaire à Griffintown.

«C'est un quartier qui est en pleine effervescence. Il manque plus qu'une école, en fait, ici. Puis, il faut rester, il faut dénoncer ce qui manque pour qu'il y ait des changements», a souligné de son côté Étienne Lafrance, un père de famille qui habite le quartier.

«Il y a un certain abandon, je trouve, ajoute Jean-Addlaire Gaëtan, un autre père. Un abandon du gouvernement, surtout du ministère de l'Éducation.»

L'arrondissement du Sud-Ouest a également interpellé les candidats locaux aux élections provinciales sur la question.

«On a besoin d'engagement ferme là-dessus», a martelé Benoît Dorais, maire de l’arrondissement du Sud-Ouest.

TVA Nouvelles a contacté les candidats des quatre principaux partis, vendredi, dans Saint-Henri-Sainte-Anne. Tous ont dit être favorables au projet et s'engagent à l'appuyer s'ils sont élus.

«(Mais) on a besoin de plus que des appuis, dit Mélissa Boucher, du collectif. On a besoin de quelque chose dans le concret.»

La Commission scolaire de Montréal a récemment adopté une résolution demandant au ministère de l’Éducation que le projet soit entrepris au cours des prochaines années. Elle a l'intention, dans les prochaines semaines, d'interpeller les propriétaires de terrains dans le secteur afin d'y trouver l'emplacement idéal pour construire cette école.