/sports/hockey/canadien
Navigation

Després sans pression

Simon Després
Photo Agence QMI, Joël Lemay Simon Després

Coup d'oeil sur cet article

Le 9 octobre 2015, Simon Després recevait une prolongation de contrat des Ducks d’Anaheim : cinq ans et 18,5 millions. Il devait représenter une pièce maîtresse de la brigade défensive des Ducks. Il n’aura joué qu’une seule des cinq années de ce pacte.

Au mois de juin 2017, Bob Murray, le directeur général des Ducks, a coupé les ponts avec le défenseur québécois en rachetant les quatre années restantes à son contrat.

À Anaheim, le Lavallois a combattu deux démons : l’alcool et les symptômes d’une commotion cérébrale.

« On pourrait dire que j’ai frappé le fond du baril à un moment donné, a admis Després. Oui, je peux dire que je reviens de loin. C’est le cas. Mais je prends ça un jour à la fois. Juste d’être ici, je suis content. C’est un exploit pour moi. J’ai confiance de réaliser de belles choses cette année. »

Être ici, c’est une présence au camp du Canadien. Des 23 défenseurs au camp, le colosse de 6 pi 4 po et 233 lb est le seul à y participer avec un simple carton d’invitation. Après une saison à Bratislava dans la KHL, il s’est donné une autre chance dans la LNH.

« J’ai aimé mon expérience dans la KHL, mais je travaille fort pour ne pas y retourner, a lancé l’ancien choix de premier tour des Penguins de Pittbsurgh (30e choix au total en 2009).

Je crois que je suis un meilleur joueur qu’à mon dernier passage dans la LNH, a-t-il continué. Je suis en meilleure condition physique et en meilleure santé. Je n’avais pas le choix d’accepter un essai professionnel pour revenir dans la LNH. Je voulais le faire avec le Canadien. Ça ajoute à la motivation. C’est un chandail que je regarde depuis ma jeunesse. J’espérais que le Canadien gagne, même si je ne jouais pas pour eux. C’est mon équipe d’enfance. Ce serait un honneur de défendre les couleurs de cette équipe. »

Des luttes à prévoir

D’ici les prochains jours, Després tentera de transformer une invitation en un contrat avec le CH ou le Rocket de Laval.

« Je n’ai rien à perdre, tout à gagner, a-t-il répliqué. J’adore jouer au hockey et m’entraîner. Je me place des objectifs élevés. Je ne voulais pas partir en Suisse quand je sens que je peux encore jouer dans la LNH. Je veux me donner une autre chance. Je voulais le plus gros des défis. Je suis dans la meilleure condition, autant sur le plan mental que physique. Dans le passé, je n’étais pas proche de ça. »

Il y aura plusieurs ouvertures à la ligne bleue. Avec Shea Weber à l’infirmerie jusqu’au mois de décembre, seuls Jeff Petry, Karl Alzner et Jordie Benn ont des postes garantis à 100%. À moins d’un camp désastreux, les jeunes Victor Mete et Noah Juulsen resteront à Montréal. 

Condo à Laval

Després se battra avec les Mike Reilly, David Schlemko et Xavier Ouellet pour les deux ou trois derniers postes de disponibles à la ligne bleue. Parole de Claude Julien, le défenseur de 27 ans aura sa chance de se faire valoir au camp.

« J’aime sa mobilité, a souligné Claude Julien. Aujourd’hui, il avait la rondelle à la ligne bleue, un joueur fonçait sur lui, il a feinté un tir, et a contourné le joueur. Pour un joueur de sa taille, c’est impressionnant. Des gars de cette grosseur ne sont pas aussi mobiles. Il a de bonnes habiletés, c’est pourquoi il a été repêché haut. On a de la place pour donner des occasions à des joueurs et il en fait partie. »

Després se promet aussi d’être patient. S’il ne gagne pas son pari immédiatement avec le Tricolore, il jouerait sans problème pour Joël Bouchard à Laval.

« J’ai un condo juste à côté de la Place Bell à Laval », a-t-il précisé avec le sourire.