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Les jeunes ne s’identifient à aucun parti politique

Un sondage révèle que 66 % d’entre eux ne font pas confiance aux politiciens

Tricherie à l'université
Photo d'archives Selon un sondage Léger commandé par l’Institut du Nouveau Monde, 86 % des jeunes sondés croient que les politiciens devraient davantage écouter les jeunes. Sur cette photo, à titre illustratif, on voit des étudiants dans une salle de cours d’une université montréalaise.

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Les jeunes Québécois croient en la démocratie et ses institutions, mais rejettent en bloc les politiciens qui les incarnent.

C’est ce qui ressort d’un sondage Léger commandé par l’Institut du Nouveau Monde, dont l’Agence QMI a obtenu copie.

Selon le coup de sonde mené auprès de 1508 adultes de moins de 35 ans, à peine 11 % des jeunes sont « tout à fait d’accord » avec le fait « qu’un parti correspond à ses valeurs ». Cette proportion chute à 8 % chez les femmes qui ont répondu au sondage.

De plus, deux jeunes sur trois (66 %) disent ne pas faire confiance aux politiciens, une tendance encore plus marquée chez les femmes sondées (70 %).

Finalement, près de trois jeunes sur quatre (73 %) considèrent que, d’une manière générale, les politiciens ne tiennent pas leurs promesses.

Démocratie

Ce n’est pourtant pas à défaut de croire en l’importance d’une implication politique. En effet, les jeunes croient en la démocratie et en l’importance de voter, même si leur intention ne se traduit pas toujours dans l’urne.

Ainsi, 84 % des jeunes sondés jugent que c’est « un devoir » de voter aux élections provinciales et 77 % considèrent que c’est « important » de le faire. Ils sont également une importante majorité (85 %) à croire que « vivre dans une démocratie est important », indique le sondage Léger.

Cependant, seulement 66 % d’entre eux confirment avoir voté à chaque élection provinciale où ils avaient l’âge légal pour le faire.

Contrairement aux idées reçues, les adultes québécois nés après 1983 sont également nombreux à suivre l’actualité : 42 % disent s’informer chaque jour ou presque, et une autre proportion de 33 %, au moins une fois par semaine.

Manque de représentation

Manifestement, les jeunes demandent que leurs idées et leurs aspirations soient davantage représentées au sein des formations politiques. Une évolution qui pourrait d’ailleurs les pousser vers une participation accrue au processus démocratique.

Quelque 80 % des participants croient que les jeunes peuvent « réformer la politique » et 82 % affirment qu’il faut « plus de jeunes en politique ». Quatre répondants sur cinq disent d’ailleurs « admirer » les jeunes qui tentent d’être élus députés.

De plus, 86 % des sondés jugent qu’il faut écouter davantage les jeunes parce qu’ils « sont l’avenir ».

Le sondage a été mené par internet du 6 au 12 juin dernier, auprès de 1508 Québécois, âgés de 18 à 34 ans. Aux fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 1508 répondants aurait une marge d’erreur de ± 2,5 %, et ce, 19 fois sur 20.

 

PALMARÈS DES ENJEUX QUI TOUCHENT LE PLUS LES JEUNES QUÉBÉCOIS (18-34 ANS)

  1. L’accès à des soins de santé : (43%)
  2. La qualité de l’éducation : (37%)
  3. La protection de l’environnement : (28%)
  4. L’économie : (25%)
  5. La famille : (24%)