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Pauline Parmentier championne

La Française remporte la finale du tournoi par 7-5 et 6-2 face à Jessica Pegula

Pauline Parmentier a été couronnée reine de la 26<sup>e</sup> édition de la Coupe Banque Nationale quand elle a disposé en finale de Jessica Pegula.
Photo Didier Debusschère Pauline Parmentier a été couronnée reine de la 26e édition de la Coupe Banque Nationale quand elle a disposé en finale de Jessica Pegula.

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La Française Pauline Parmentier a définitivement un faible pour Québec. Non seulement s’est-elle approprié le titre de championne de la Coupe Banque Nationale, mais elle a su remercier à la sauce locale la foule manifestement derrière elle, au PEPS. « C’est que du bonheur, tabarnac ! », a-t-elle lancé pour souligner en grand son triomphe.

« Il paraît que ça se dit pas du tout ! Mais je ne suis pas d’ici, venant de moi, je pense que ça passe. C’est le premier mot qui m’est venu. Les gens, ils étaient choqués ? », a demandé la sympathique gagnante aux journalistes lors de son point de presse, au terme de sa victoire en deux manches de 7-5 et 6-2, face à l’Américaine Jessica Pegula.

Mais non, voyons donc Pauline ! Rien de choquant dans ce vilain mot après avoir donné du si gros tennis à Québec toute la semaine ! D’autant plus qu’elle a pris la peine par la suite de remercier ses « cousins dans le stade » en ajoutant un « je vous aime » bien senti.

La joueuse de 32 ans a décroché son deuxième titre WTA cette année après son sacre à Istanbul en avril, qui survenait

10 ans après sa dernière victoire sur la scène de la WTA. Pour sa part, Pegula en était à sa première finale en carrière sur le circuit de la WTA, tandis que Parmentier en était à sa troisième. Et pour elle, d’ailleurs, c’est trois en trois !

« C’est de la folie, quoi ! Ça faisait 10 ans que je n’avais pas gagné et j’en gagne deux dans la même année, c’est un truc de fou. Quand j’ai gagné à Istanbul (en avril), il y avait beaucoup d’émotions, mais ici c’est vraiment génial. C’est l’euphorie après une super semaine ici qui se finit avec une victoire. Franchement, je ne pouvais pas rêver de mieux », a-t-elle raconté.

Un départ difficile

La partie avait pourtant débuté de travers pour Parmentier, qui tirait de l’arrière par 1-4 au premier set. Elle a toutefois pris la mesure de Pegula par la suite et n’a plus jamais été inquiète.

« J’ai eu un peu de mal à rentrer dedans en début de partie. Je manquais d’explosivité après le match long de samedi. Elle jouait très bien, elle a été très agressive. J’ai mis un peu de temps à m’adapter à son style de jeu. Le fait d’égaliser au premier set m’a remise dedans et j’ai senti qu’elle était touchée », a commenté la gagnante, tandis que Pegula ne pouvait que constater les dégâts.

« Je jouais bien, mais à 4-1, j’ai levé le pied un peu », a admis la 227e raquette mondiale qui, après une superbe semaine, devrait remonter jusqu’au 141e rang.

Porte ouverte à un retour

Parmentier, qui fera un retour dans le top 50 mondial en vertu de son titre à Québec, est ainsi devenue la quatrième représentante de la France à gagner le tournoi.

« Comme quoi il y a un beau lien avec le Québec ! Si on joue bien ici, c’est qu’il y a un petit truc entre nous et c’est encore plus sympa de gagner un tournoi dans une ville où les gewns parlent français. On crée un lien pendant toute la semaine », a-t-elle soutenu.

Visiblement, celle qui en était à une première visite à Québec ne se fera pas prier pour y revenir l’an prochain.

« Franchement, je reviendrais avec plaisir. Mais bon, c’est dans un an, c’est loin et il faudra voir tout ce qui va se passer dans la prochaine année », a-t-elle dit.

Avant son vol de retour vers l’Hexagone, Parmentier s’est promis un digne au revoir à Québec.

« On va aller se boire un petit coup en terrasse quand même ! Une petite coupe de champagne pour fêter ça... »

En double, les Américaines Asia Muhammad et Maria Sanchez ont été couronnées.

 

Un bilan satisfaisant

Même si les spectateurs se font parfois tirer l’oreille pour être au rendez-vous et que deux des principales têtes de série ont fait faux bond au dernier moment, les organisateurs de la Coupe Banque Nationale dressent un bilan positif de la 26e édition.

Bien que les chiffres aux guichets ne soient pas rendus publics, le vice-président de Tennis Canada, Eugène Lapierre, ne cache pas qu’il aimerait voir les gradins du PEPS un peu plus garnis, sans toutefois en faire un réel enjeu.

« Les billets représentent environ 15 % de notre budget. Idéalement, on se situerait plus autour de 25 %. Quand tu joues à l’intérieur pendant la plus belle semaine de l’été, qu’est-ce que tu veux faire ? On ne va pas tripler notre budget marketing », a-t-il affirmé, tout en se réjouissant en contrepartie du calibre de jeu tout au long de la semaine.

« Les gens ont vraiment eu droit à un bon niveau de tennis avec des batailles serrées. Je suis particulièrement satisfait de ce que j’ai vu sur le terrain. »

Lapierre a également souligné la présence de quatre Canadiennes au tableau principal et entrevoit l’avenir d’un bon œil à cet effet, même si Eugénie Bouchard a de nouveau fait une croix sur le tournoi.

« C’est dur de jouer à la maison, il y a plus de pression et elle a peut-être voulu prendre un break de ça. On ne lance pas la serviette et on la reverra probablement l’an prochain », a-t-il laissé entendre.

Hérisset toujours là

Le directeur du tournoi Jacques Hérisset abondait dans le même sens que Lapierre en frais de bilan de la semaine. Et même s’il avait annoncé sa « retraite » du tournoi il y a quelques années, il semble qu’il soit finalement en place pour de bon.

« C’est vrai, je suis encore là et je n’ai pas eu le temps d’y penser. On a un bon lien ensemble (avec Tennis Canada). Le tennis est encore ma passion », a-t-il indiqué.

« C’est difficile de passer à côté de l’homme de tennis de Québec. Tant qu’il va être prêt à rester, c’est parfait pour nous », a renchéri Lapierre.