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Poursuite de 15 000 $ d’un policier du SPVM

La police de Repentigny l’aurait détenu sans motifs

Eric Horvath, Policier du SPVM
Photo courtoisie Eric Horvath, Policier du SPVM

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Un policier du SPVM vient d’intenter un recours en justice pour le moins inusité en poursuivant un autre service de police qui l’aurait arrêté et détenu « sans motifs raisonnables » durant une fin de semaine complète.

Le constable Eric Horvath réclame un dédommagement de 15 000 $ à la Ville de Repentigny dont il accuse les policiers d’avoir « agi avec imprudence » en l’appréhendant au début de l’année 2018, peut-on lire dans la poursuite récemment déposée à la division des petites créances de la Cour du Québec.

Le demandeur, qui réside à Repentigny, allègue avoir été l’objet d’une « plainte sans fondement » par « sa conjointe de l’époque ». La plainte aurait été portée le 20 janvier dernier, soit un samedi.

« Les policiers de la Ville de Repentigny ont alors arrêté le demandeur la journée même et ont refusé de le remettre en liberté à la suite de sa comparution téléphonique quelques heures plus tard », selon la poursuite.

Humilié et angoissé

Le constable Horvath avait été détenu à la prison de Saint-Jérôme durant une fin de semaine à la suite de son arrestation.

Le policier du SPVM comptant 20 ans de service qualifie d’« inacceptable » la décision de l’avoir ainsi privé de sa remise en liberté provisoire.

Il prétend que ces « deux jours et demi de détention » lui ont causé « un sentiment d’humiliation », du stress et de l’angoisse.

Accusations retirées

Le lundi suivant, soit le 22 janvier, il a été escorté au palais de justice de Joliette où un procureur du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) « l’a dispensé de comparaître devant un juge » et l’a libéré.

Au cours des semaines suivantes, le constable de 43 ans a dû aviser ses supérieurs de ses démêlés judiciaires, en plus d’être contraint de remettre ses armes de chasse à la police de Repentigny.

« Par la suite, le procureur du DPCP a avisé l’avocat du demandeur que les accusations avaient été retirées », mentionne le demandeur dans sa poursuite, sans toutefois préciser la nature exacte de ces accusations et la date où elles ont été abandonnées.

Eric Horvath a déjà représenté le SPVM lors d’une mission de paix en Haïti au sein des Nations Unies, il y a quelques années.