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Nouveaux ratés pour Immigration Québec

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 La nouvelle plateforme informatique du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) censée faire oublier les ratés de la précédente a planté dès son premier jour de fonctionnement. 

 « C’est un enfer, cette plateforme », résumait mardi dans un message au Journal, Amine Himdi, un étudiant en administration qui a tenté en vain de se connecter depuis la France à ce nouvel outil nommé Arrima. 

 De nombreux candidats à l’immigration ont passé une bonne partie de la journée du mardi coincés dans la file d’attente virtuelle de la plateforme, entre deux tentatives de connexion infructueuses. En matinée, ils étaient près de 20 000 à tenter leur chance. 

 Destinée aux travailleurs qualifiés désirant immigrer au Québec, Arrima remplace la très critiquée plateforme Mon projet Québec, qui avait coûté plus d’un million $, et dont les ratés à répétition avaient été signalés par Le Journal au début de l’année. 

 Alors que Mon projet Québec n’autorisait qu’un nombre limité d’utilisateurs à créer un dossier, en privilégiant les premiers connectés, Arrima, dont la mise en place a coûté jusqu’ici plus de 6 M$, est censé permettre aux candidats de déposer une demande en tout temps. 

 Dans un message au Journal, le MIDI assurait lundi que ce processus se ferait « de façon rapide et efficace ». 

 Une description qui ne correspond pas à l’expérience vécue par Yassine, un marocain de 31 ans. 

 Liste d’attente virtuelle 

 « Je me suis connecté dès l’ouverture, à 8 heures, raconte l’homme. Je me suis retrouvé en liste d’attente virtuelle. Au bout de 25 minutes, c’était mon tour. Mais là, le site a planté et m’a renvoyé en liste d’attente. J’ai essayé trois ou quatre fois, mais à chaque fois je finissais par retourner en attente. » 

 Contactée par Le Journal, la consultante en immigration Nora Bouhali estime que les difficultés récurrentes des plateformes du MIDI nuisent à l’image du Québec. 

 « À l’époque de Mon projet Québec, beaucoup de gens se plaignaient. Nous [les consultants], nous leur avons dit que le nouveau système allait corriger tout ça. Si les ratés signalés sur Arrima sont réels, c’est de l’incompétence. » 

 Questionné par Le Journal, le MIDI a indiqué être au courant des difficultés vécues. Bien que Le Journal ait recueilli plusieurs témoignages affirmant le contraire, le ministère soutient que ses préposés techniques ont à chaque fois résolu les problèmes en indiquant aux personnes d’utiliser un navigateur plus récent.