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Écoles vétustes: le PQ veut mettre plus d'argent que les autres partis

Écoles vétustes: le PQ veut mettre plus d'argent que les autres partis
Photo Le Journal de Québec, Dominique Scali

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Le Parti québécois veut renverser le «véritable scandale» des écoles vétustes en injectant plus d’argent que les autres partis dans leur rénovation et agrandissement.

La vice-cheffe, Véronique Hivon, en a fait l’annonce mercredi devant l’école Baril à Montréal, un établissement flambant neuf qui a ouvert ses portes il y a un an. Le vieux bâtiment avait été fermé en 2011 en raison de problèmes de moisissures.

Le PQ compte ajouter 10 milliards de $ sur 10 ans dans le Plan québécois des infrastructures, qui englobe notamment le transport collectif, l’entretien des routes, la climatisation des CHSLD.

Mais la part du lion ira aux écoles, puisque la moitié des établissements au Québec sont dans un «mauvais» ou «très mauvais» état. Quelque 2,3 milliards de dollars seraient donc injectés d’ici quatre ans pour rénover, agrandir ou construire des écoles.

«C’est le montant le plus important, si vous comparez avec les autres partis», a assuré Mme Hivon.

«Urgence nationale»

«C’est un véritable scandale» et une «urgence nationale», a répété Mme Hivon.

Le PQ s’engage aussi à rendre les commissions scolaires plus autonomes pour qu’elles n’aient plus à «demander la permission» à Québec avant de faire des travaux, a indiqué Carole Poirier, députée d’Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole en matière d’éducation.

Par ailleurs, le PQ veut que le nombre d’orthopédagogues et des psychologues dans les écoles devienne «incompressible» afin que les élèves ne revivent plus jamais les «années terribles» d’austérité.

Au même titre qu’il y a un nombre maximum d’élèves par enseignant dans les classes, il y aurait un ratio plancher imposé pour le nombre de professionnels comme les orthophonistes, orthopédagogues, psychologues, conseillers d’orientation, a expliqué la vice-cheffe Véronique Hivon mercredi.

Fini «l’époque austère» où le gouvernement joue au «yoyo» avec le financement des écoles, a-t-elle déclaré.

Le ratio serait d’environ un professionnel par 1000 élèves et serait régionalisé afin que les écoles de partout aient accès aux mêmes services.

D’ici quatre ans, cela représenterait un ajout de 1260 professionnels dans les écoles du Québec, au coût de 100 millions de $.

Le milieu scolaire fait actuellement face à une pénurie de personnel, incluant les professionnels. Mais Mme Hivon croit qu’il sera graduellement possible de pourvoir ces postes en revalorisant les professions du monde de l’éducation, dont celle des enseignants.

Rattrapés par Québec solidaire

Mme Hivon a également été questionnée sur la montée de Québec solidaire, selon un sondage Léger publié mercredi. Le PQ y obtient 21 % des intentions de vote et QS, 14 %.

Elle a laissé entendre que QS manquait de réalisme avec ses «dizaines de milliards» de dollars en annonces électorales, sans nommer explicitement le parti.

«Nous sommes la tête et le cœur, le progrès et le réalisme», a résumé Mme Hivon.

Quant à l’essoufflement de la CAQ (31 %), qui se fait rattraper par le PLQ (30 %), elle estime que le Parti québécois en profitera pour s’imposer comme alternative aux libéraux.