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Son fils envoyé à l’extérieur de la région pour se faire soigner

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SAGUENAY – Une mère de famille de Saguenay a lancé un cri du cœur alors que son fils, atteint de schizophrénie paranoïde, devra quitter la région pour se faire soigner.

Johanne Dufour déplore le manque de ressources en santé mentale au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Son fils, qui a aussi des problèmes de consommation, a accepté de se faire aider et de suivre une thérapie de plusieurs mois. Par contre, il a été envoyé dans un centre du Centre-du-Québec, à 4 heures de route de ses proches.

«La première fois, il a été envoyé au CRD (Centre de réadaptation en dépendance) à Jonquière. Là-bas, ils ne peuvent pas les garder, ils ne font pas le même travail. Là, il est à l'extérieur de la région, malheureusement. Parce qu'ici, il n'y avait pas d'autre solution», a expliqué Mme Dufour, ajoutant se sentir abandonnée par le système de santé.

En plus d’engendrer des coûts importants reliés aux nombreux déplacements, cet éloignement empêche la mère de famille d’être aussi présente qu’elle le voudrait pour son fils, qui traverse une dure épreuve.

Selon elle, il est inconcevable qu'une région comme le Saguenay–Lac-Saint-Jean n'ait aucun centre de crise capable d'aider ces personnes, alors qu'il y en a deux en Estrie et cinq à Montréal.

Découragée, elle a signalé son cas au commissaire aux plaintes. Elle dénonce le manque de service, l’absence de centre ou ressource d’hébergement, mais aussi les lacunes dans la communication entre les intervenants et les familles.

Un cri du cœur aux politiciens

Mme Dufour peut compter sur l’appui du Groupe de citoyens pour l'amélioration du système de santé mentale au Québec.

L’organisme interpelle les candidats à l'élection et réclame des engagements clairs en santé mentale et des investissements.

Au début de la campagne, le groupe avait fait parvenir une lettre aux députés sortants de l'Assemblée nationale, les invitant à se prononcer sur la question. Il n'a toutefois pas reçu la moindre réponse.