/misc
Navigation

Les couleurs du jazz

Les couleurs du jazz

Coup d'oeil sur cet article

Avant le débat électoral et ses suites, nous vous proposons un voyage en terre jazz métissé. Depuis plusieurs années, je suis la carrière du saxophoniste alto et compositeur algérien Mehdi Nabti,

établi en nos terres. Toujours surprenant, inventif, et ne négligeant pas le passé, au profit du présent, ses univers jazz se rapprochent beaucoup de ce que fit à une époque, le saxophoniste Steve Coleman.

Animé par la foi du charbonnier, il poursuit son petit bonhomme de chemin, comme le prouve cette nouveauté au titre assez poétique : Les règles de l’art.

Sans être un traité de philosophie, une chance, nous sommes confrontés, de la bonne façon, à un voyage, parfois musclé, qui télescope parfois, ses origines avec une modernité qui touchera sans contredit un jeune public. Entouré du bassiste électrique Nicolas Lafortune, du batteur Bertil Schulrabe, du guitariste Joy Anandasivam et du batteur chanteur Lionel Kizaba, la machine à idées st sur les bons rails. Après deux écoutes serrées, les plages sont marquées par le sceau de l’originalité et de l’écriture qui est tout, sauf scolaire.

Du groove il y a, tout comme de superbes lignes mélodiques qui se détachent de la pièce Atlas et plus encore de Samsara.

Mené par un saxophoniste qui évite les effets de style, cette nouveauté «  triptative  » comme disait bien le regretté Jacques Languirand, apporte bien des idées neuves, et ce dans tous les styles ou presque !