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Projet éolien Apuiat: le maire de Port-Cartier soupçonne Hydro-Québec et la Coalition avenir Québec d’être de connivence

Projet éolien Apuiat: le maire de Port-Cartier soupçonne Hydro-Québec et la Coalition avenir Québec d’être de connivence
Photo d'archives

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Le maire de Port-Cartier accuse Hydro-Québec et la Coalition avenir Québec d’être de connivence pour torpiller le projet éolien Apuiat qui serait construit dans sa municipalité de la Côte-Nord s’il voit le jour.

Il soupçonne Hydro-Québec d’être à l’origine du dévoilement de l’entente de principe entre la société d’État et le promoteur privé par notre Bureau d’enquête, afin de donner un coup de pouce à la campagne du chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault.

«Je ne sais pour quelle raison, Hydro-Québec a dévoilé l’entente de principe en pleine campagne électorale. Ce qui n’est pas surprenant, juste avant le débat de ce soir à TVA. On peut penser que les dés sont pipés d’avance entre M. Martel [PDG d’Hydro-Québec] et M. Legault [chef de la CAQ]. Ça fait longtemps que ça dure cette histoire-là. Une belle petite histoire d’amour», a-t-il dit.

Alain Thibault digère encore mal la position du PDG d’Hydro-Québec sur ce projet.

Dans une lettre adressée aux chefs autochtones et rendue publique cet été, Éric Martel émettait des doutes sur les retombées économiques de ce projet, car il prévoyait qu’un éventuel contrat avec Apuiat engendrerait des pertes allant de 1,5 milliard à 2 milliards $ pour la société d’État.

Une position partagée par la Coalition Avenir Québec.

Contenu québécois

Le maire estime que le contrat entre les promoteurs et Hydro-Québec devrait prévoir des obligations pour l’achat des composantes d’éoliennes chez des fournisseurs québécois.

Ce n’est pas le cas le cas selon les clauses de l’entente de principe dévoilée par notre Bureau d’enquête.

Le maire Alain Thibault ne croit toutefois pas que cela puisse nuire au projet. Selon lui, il faudra attendre la signature d’une entente finale pour en avoir le cœur net sur cette question.

«Je ne croirais pas que ça mette en danger le projet parce que c’est une entente de principe. Ce n’est pas un contrat signé. Il y a encore des choses à peaufiner dans ce dossier», a-t-il dit.

Apuiat, un projet né de l’association entre les Innus et Boralex en septembre 2016 vise la construction d’un parc de 48 à 57 éoliennes, dont la puissance serait de 200 MW.