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Homme en crise abattu à Côte-Saint-Luc: aucune accusation criminelle contre les policiers impliqués

Homme en crise abattu à Côte-Saint-Luc: aucune accusation criminelle contre les policiers impliqués
Erik Peters/AGENCE QMI

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CÔTE-SAINT-LUC | Aucune accusation criminelle ne sera portée contre les policiers qui ont abattu Noam Cohen, un homme en crise ayant tenté de les heurter délibérément avec sa voiture, en juin 2017, à Côte-Saint-Luc, sur l'île de Montréal, a tranché le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) dans sa décision rendue publique vendredi.

Le DPCP en est venu à cette conclusion à la lumière du rapport d’enquête produit par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).

L’intervention dramatique a eu dans la nuit du 15 juin 2017, vers 1 h 40.

«Un agent de la Sécurité publique de Côte-Saint-Luc est à proximité du domicile d’un homme lorsque celui-ci arrive sur les lieux en conduisant de façon dangereuse, détaille le DPCP dans sa décision. Déjà, deux citoyens ont formulé des plaintes à cet agent quant à la conduite de l’individu dans les minutes précédentes. Celui-ci est hors de contrôle à bord de son véhicule et il profère des menaces de mort à tous ceux qu’il croise sur son passage.»

Des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sont appelés sur les lieux et le suspect tente de foncer sur eux avec son véhicule.

«Un agent du SPVM ordonne à l’homme d’arrêter son véhicule et de descendre afin de coopérer. Plutôt que d’obéir, ce dernier s’enfuit à bord de son véhicule et une poursuite policière s’ensuit», rapporte le DPCP.

À plusieurs occasions, les patrouilleurs tentent des manœuvres afin d’immobiliser le véhicule du suspect, mais en vain. Celui-ci poursuit sa course folle et essaie délibérément de foncer sur les voitures de police qui le pourchassent.

Au bout de plusieurs tentatives, les policiers réussissent à coincer le véhicule du forcené, qui s’immobilise enfin.

Deux agents débarquent pour s’approcher du suspect, mais ce dernier remet sa voiture en marche.

Craignant d’être écrasé par l’individu de 27 ans, l’un des policiers dégaine et ouvre le feu, atteignant mortellement le suspect.

«Dans ce dossier, considérant le danger imminent auquel ils faisaient face et l’arme utilisée par l’homme, les policiers avaient des motifs raisonnables d’estimer que la force appliquée était nécessaire pour protéger la policière attaquée par l’individu», conclut le DPCP.