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Le sexe des anges

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La question de l’immigration fait l’objet d’attaques au vitriol. On se déchire sur le nombre d’immigrants à accueillir et sur la nature des programmes nécessaires pour, dit-on, protéger l’identité nationale.

Décadence

Le Québec, voire l’ensemble de l’Occident, est effectivement en perte d’identité. Un glissement graduel dont les effets, certes encore modestes, mais déjà observables, s’exacerberont avec le temps. Vouloir freiner cette décadence est donc une entreprise légitime. En revanche, recevoir 10 000 immigrants de plus ou de moins ne changera rien à l’érosion identitaire, et la joute politique qu’on nous inflige sur cette question se limite à une tapageuse discussion sur le sexe des anges.

Si l’Occident décline, ce n’est pas à cause de la présence de « l’autre », aussi différent soit-il. Le problème primordial vient du fait que la classe politique et une horde de pseudo-intellectuels en mal d’attention s’acharnent à faire un procès luciférien du principe de l’identité et de l’héritage judéo-Chrétien de nos sociétés.

Depuis plusieurs décennies, il s’opère une abrasion intellectuelle et culturelle. À travers une falsification de l’histoire, œuvre essentiellement gauchiste, le système d’éducation, la culture populaire ainsi que les classes politique et médiatique distillent la haine de l’Occident et inculquent­­­ un sentiment de culpa­bilité et de honte.

Abnégation

Or, une société qui oublie ses origines, qui pratique l’abnégation au nom de principes fumeux, est une société sans avenir. Pourtant, c’est précisément de ce mal que souffre la société occidentale. Elle gomme ses repères, refuse ses traditions, renie ses valeurs spirituelles et répudie son héritage culturel. Toute société qui s’efface ainsi est condamnée à disparaître.

Contrôler l’immigration est donc un cataplasme sur une jambe de bois. Une identité, ça se construit au quotidien ! Éduquer, assurer le devoir de mémoire, cultiver la fierté de son héritage et perpétuer un esprit de résistance, voilà les seuls véritables remparts contre la déliquescence de l’Occident.