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Révolution, c'est la grande séduction

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En ces temps où on n’arrive pas, même en accéléré, à voir tous les contenus intéressants offerts à la télé et sur les chaînes internet, il y a peu d’émissions auxquelles je suis fidèle. Révolution fera sans doute exception.

Dimanche soir, je voulais regarder quelques segments d’On n’est pas couché et écouter les quatre chefs à Tout le monde en parle, mais je n’ai pu me détacher de Révolution, dont c’était la première à TVA. Une heure et demie d’enchantement.

J’ai du mal à croire que les 10 prochaines émissions présenteront toutes des danseurs aussi spectaculaires. Si c’est le cas, je garderai en tête des tas d’images. Comme celles de Liisa Saario pour laquelle les Twins ont craqué comme s’ils voyaient leur propre mère en spectacle. D’origine finlandaise, Liisa a 58 ans, mais un corps élastique qui a 30 ans de moins. Lydia Bouchard et Jean-Marc Généreux ne lui ayant pas donné la note de passage, cela en dit long sur la qualité des autres concurrents.

LE POINT FORT DU CONCEPT

Rien n’est plus difficile que de concevoir un concept original pour ce genre de concours. La Voix, Star Académie, Les dieux de la danse, Danser pour gagner, etc. sont tous des concepts étrangers qu’on a adaptés. Révolution est « made in Québec ». Espérons qu’il pourra voyager.

Le concept ne casse rien, mais il fonctionne à merveille. Le point fort est un dispositif technique de 128 caméras permettant une vue à 360 degrés d’un moment choisi de la performance des artistes. Dimanche, ces images spectaculaires n’ont pas semblé avoir sur les juges l’influence qu’on annonçait. Peut-être devra-t-on revoir l’utilisation de ces images pour leur donner plus d’importance.

La Voix nous a habitués à des juges excentriques comme Éric Lapointe ou sympathiques comme Marc Dupré et Alex Nevski. Ceux de Révolution sont hors du commun. Deux d’entre eux, Lydia Bouchard et Jean-Marc Généreux, ont une telle expérience qu’on ne saurait mettre leur opinion en doute.

Avant de venir commenter de sa voix de fausset les numéros de Révolution, Généreux a fait les beaux jours d’émissions semblables aux États-Unis, au Canada anglais et surtout en France, où il est connu comme Barabbas.

L’exubérante Lydia Bouchard, quant à elle, élabore les chorégraphies comme Ricardo les recettes. La fille qui vole comme Mary Poppins dans le vidéoclip Blue Wonderful d’Elton­­­ John, c’est aussi elle.

DEUX POUR UN !

Steve Bolton devait être le troisième juge. Accusé par plusieurs danseurs d’être un chorégraphe-bourreau, il a tiré sa révérence l’hiver dernier. Un cadeau qui nous vaut la présence des Twins dans son fauteuil. Deux pour le (prix ?) d’un !

Si vous ne connaissez pas les jumeaux Bourgeois, allez vite sur YouTube les voir se convulser et se déhancher avec une fluidité irréelle. En symbiose lorsqu’ils dansent le hip-hop, les Twins sont tout aussi en symbiose pour juger les performances des danseurs de Révolution. Ils valent le détour à eux seuls. Dimanche, ils se sont gentiment moqués de nous, faisant languir Rahmane, jeune danseur hip-hop de Québec. On a tous cru qu’il avait échoué.

Je passe sous silence quelques problèmes de son et la présence trop effacée de Sarah-Jeanne Labrosse. Après tout, c’est une première.