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Alain Lefèvre, Walter Boudreau : un rêve commun

Alain Lefèvre, Walter Boudreau : un rêve commun

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Même s’il est établi hors de nos frontières, le pianiste Alain Lefèvre reste attaché au Québec et ses compositeurs. Cette semaine, nous avons reçu un doublé magique, poignant qui réunit la mémoire du poète et homme de théâtre Claude Gauvreau, le compositeur Walter Boudreau, Alain Lefèvre bien évidemment, ainsi que l’orchestre symphonique du Centre national des arts sous la direction d’Alexander Shelley. Au cœur de cette nouveauté qui vous donnera sans contredit des frissons, nous retrouvons le Concert pour l’asile de Walter Boudreau. Né d’une valse de cinq minutes, il est devenu un fil des ans, un regard touchant qui nous renvoie : Aux oranges sont vertes, Saint-Jean de-Dieu, ainsi que l’hallucinante Charge de l’orignal épormyable, œuvre centrale de la dramaturgie québécoise.

 

Un coup de tonnerre


En 2013, Alain Lefèvre avait tenté l’expérience avec l’orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Ludovic Morlot, mais ce ne fut pas concluant. Après plusieurs écoutes, nous sommes dans un autre monde. Soutenu par une prise de son charnue qui donne tout le corps possible à l’interprétation le pianiste et une formation orchestrale soudée qui a compris le « message  », l’électricité dans l’air est palpable. Nous sentons la nervosité physique, le choc des idées et la puissance évocatrice de l’œuvre. Creusant le sillon, donnant vie à l’imaginaire de Claude Gauvreau, le tandem Lefèvre/Boudreau réussit le pari de faire revivre les aléas d’un homme pour qui la vie ne fut pas toujours facile. Levons notre chapeau à Alexander Shelley qui fait sonner son orchestre comme une machine de course. En plus, Ravel s’invite au programme dans Pavane pour une infante défunte, tout comme Rimsky-Korsakov et Schéhérazade.  Et nous attendons une petite vidéo , ce serait encore mieux !