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Devenir travailleurs nomades à l’ère du numérique

Devenir travailleurs nomades à l’ère du numérique
Courtoisie

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Conjuguer travail et voyage. Un rêve pour beaucoup, une réalité pour certains comme Alexandre Grégoire et Valérie Beaupré. Il y a deux ans, le couple de Québec a tout laissé derrière pour vivre sur la route à bord de leur Winnebago.

Portrait de ces «nomades numériques».

Devenir travailleurs nomades à l’ère du numérique
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Il est 13 h à Santa Cruz. Alexandre et Valérie sillonnent la Californie depuis quelques jours en provenance de l’Alaska. «Il commence à faire pas mal plus chaud. Ça risque d’être dur pour les chiens!», me confie Alexandre au bout du fil.

Les journées sont longues, mais les parents de Monsieur Bond et Snoopy n’en sont pas à leur premier roadtrip. En 2016, ils ont mis en location leur maison et ont fait cap sur l’ouest du Canada et des États-Unis. Le «trip» a duré près d’un an. «On a trouvé le retour pas mal “tough”. Le quotidien était trop redondant pour nous», confesse Alexandre.

Le couple prend alors une décision importante: partir pour de bon. «Après presque 12 ans ensemble, on était à un point où c’était soit les enfants ou la liberté de voyager. On a choisi la liberté».

C’est donc en juillet dernier que Alexandre, Valérie, Snoopy et Monsieur Bond ont entamé leur épopée. 

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L’ABC du «nomade numérique»

Oubliez l’idée du voyage idyllique et sans attaches, carburant aux envies momentanées. Alexandre et Valérie travaillent fort pour se payer ce train de vie. «Comme courtier hypothécaire, je dois m’adapter à l’horaire de mes clients au Québec. Vu le décalage, je commence mes journées très tôt le matin et finis en milieu d’après-midi cinq jours sur sept», raconte Alexandre. Les rendez-vous avec ses clients se font habituellement par Skype. 

En plus de cet emploi prenant, Alexandre génère également plusieurs contenus vidéo par semaine avec Valérie, pour sustenter l’appétit des quelque 13 mille abonnés de leur page Facebook Prêts pour la route. «On a été un peu victimes de notre succès. Au départ, on faisait simplement ça pour s’amuser et parler de notre quotidien, mais on a vu qu’on gagnait de plus en plus de followers donc a commencé à en produire en plus grand nombre».

 

La demande s’est accrue à un point tel que Valérie a commencé à plancher à temps plein comme vidéaste et monteuse sur leur projet de websérie, qui suit leurs aventures vagabondes. «On s’est dit qu’on devait tirer profit de notre concept pour s’assurer un revenu supplémentaire et rendre ça viable».

Le couple a récemment lancé la Famille Prêts pour la route, une chaîne payante dédiée aux membres qui souhaiteraient avoir accès à du contenu inédit sur la vie en VR et poser des questions directement au couple.

«Avec tout ça, on fait des semaines vraiment chargées», reconnaît Alexandre. «Mais, dans le fond, c’est ça être un nomade numérique: on fait le choix de bûcher dur pour avoir un quotidien hors du commun.»

Une vie de compromis

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Loin du scénario «wanderlust» rêvé, être travailleur sur la route demande beaucoup de préparation et de rigueur. «Il faut toujours penser à un endroit pour dormir, chercher les wifis pour travailler, réparer les petits bris sur le Winnebago et s’occuper des chiens». «C’est pratiquement autant de trouble qu’avoir une maison».

Les mois à l’étranger peuvent rendre éprouvantes les relations avec la famille et les proches. «Oui le temps passe vite, mais on s’ennuie des gens qu’on aime assez souvent».

Malgré tous ces défis, les aventures de Alexandre et Valérie sont loin d’être terminées. «Pour l’instant, on souhaite continuer comme ça pendant les prochaines années. Mais on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve!»

Si l’envie vous prend de les imiter, pensez-y deux fois. L’avenue du «nomade numérique» n’est peut-être pas pour tout le monde. «Je conseillerais aux gens intéressés de débuter avec des excursions d’un mois ou deux. Si tout se passe bien et que votre désir d’attaquer la route est toujours présent, foncez! Vous ne regretterez pas!» 

 

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