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[VIDÉO] Voici l'intervention musclée de l'ex-portier du Folichon accusé de voies de fait graves contre un client

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Le coup de poing qu’a asséné le portier du Folichon Victor Robitaille-Drouin à la tête d’un client qu’il expulsait est «l’événement le plus déterminant» dans les blessures que la victime a subies, estime un neurochirurgien qui a analysé les images des caméras de surveillance présentées au procès.

La poursuite a déposé en preuve mercredi les bandes vidéo récupérées par les enquêteurs au bar de danseuses Le Folichon au lendemain des événements du 12 février 2014. Robitaille-Drouin est accusé de voies de fait graves contre Frédéric Bélanger, un client qu’il expulsait du bar après une altercation au vestiaire.

 

Ce dernier a frôlé la mort après avoir subi un traumatisme crânien sévère, est venu raconter au tribunal à titre de témoin-expert le neurochirurgien Michel Prud’homme, qui n’a pas été un des médecins traitants de M. Bélanger, mais qui a étudié son rapport médical.

K-O au sol

Sur les images vidéo, on voit l’accusé porter un coup à la joue gauche de sa présumée victime, un avocat et père de famille de 39 ans de Québec. Ce dernier s’effondre alors au sol. Il se retrouve ensuite allongé sur l’asphalte, complètement inerte.

Il y restera pendant de longues minutes, sans bouger, avant de se relever mollement, puis de se rouler par terre.

Photo courtoisie
Photo courtoisie
Photo courtoisie

 

Pendant ce temps, les autorités avaient été appelées à intervenir pour porter assistance à l’amie avocate de M. Bélanger, qui avait été blessée à l’intérieur. Une policière a expliqué hier qu’elle n’avait aucune idée que le client avait été victime d’un coup quelques minutes plus tôt.

À son arrivée dans le stationnement, Amélie Savard a vu M. Bélanger «marcher tout croche et tomber en pleine face au sol sans se protéger avec ses mains».

«Pour sa sécurité», puisque M. Bélanger était très agité et émettait des cris et des «gémissements d’ours» sans jamais prononcer un mot, elle et son confrère l’ont menotté puis maîtriser contre le capot de la voiture patrouille en attendant l’ambulance, a-t-elle relaté.

Au CHUL, il a dû être placé en contention sur une civière pour ces mêmes raisons.

L’«événement majeur»

Si la victime a effectivement reçu au moins un coup d’un autre client lors d’une première tentative d’expulsion et qu’il est ensuite tombé tête première au sol quelques minutes après le coup de l’accusé, le Dr Prud’homme a soutenu que le coup de Robitaille-Drouin a été l’«événement majeur».

«L’atteinte neurologique se transforme totalement quand il reçoit le coup. C’est lui le plus porteur de conséquences», a affirmé le neurochirurgien, qui a détaillé les nombreuses blessures subies à la tête par M. Bélanger.

Ce dernier, qui a témoigné lundi avoir été dans le coma un mois puis avoir vécu une longue réadaptation de cinq mois à l’IRDPQ, a subi deux opérations au cerveau en raison d’hémorragies les jours suivant les événements.

Le comportement de la victime après le coup – qui avait un taux d’alcoolémie dans le sang considéré «léger à modéré», a souligné le neurochirurgien - est «un cas classique chez les traumatisés crâniens», a-t-il indiqué.

Le procès se poursuit jeudi. La poursuite doit encore faire entendre deux témoins, soit un policier et un ambulancier qui sont intervenus sur les lieux ce soir-là.