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Quartier Hochelaga: consommation de drogue en pleine rue à Montréal

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Des familles et des consommateurs de drogues sont à couteaux tirés depuis plusieurs jours dans le quartier Hochelaga, à Montréal, en raison de la fermeture de piqueries clandestines et de «crackhouse» par la police.

Selon ce que TVA Nouvelles a appris, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a procédé à la fermeture, ces derniers jours, de lieux où les consommateurs de drogue se réunissaient.

Or, le corps policier fait l’objet de critiques par des résidents et des intervenants, qui estiment que l'action du SPVM a eu pour seul effet de déplacer le problème ailleurs dans le quartier.

Sur la rue Sainte-Catherine, à l’angle de la rue Joliette, TVA Nouvelles a constaté la présence d’un attroupement de consommateurs de drogues devant l’organisme Dopamine.

«Ils fument du crack, ils se "shootent" à l'héroïne, ils ont juste enrayé un problème pour en causer dix autres de plus», a déploré un résident du secteur.

Les amateurs de stupéfiants ne savent plus où aller depuis la fermeture des lieux de consommation clandestine. Ils ont donc élu domicile dans les ruelles, sur les trottoirs ainsi que dans un parc familial du quartier.

«On en trouve tout le temps, soit dans des petits recoins, derrière des arbres, en train de prendre leur crack ou de se piquer. [...] Nous autres, on intervient toujours. On les sort du parc», a raconté une mère de famille croisée par TVA Nouvelles.

«Mes enfants ne sortent pas sans moi, ils ont tellement peur. [...] La police ne fait pas grand-chose», a renchéri une autre mère.

Le SPVM se défend de vouloir déplacer le problème. «Nous cherchons à offrir un service en sécurité publique aux citoyens de l'arrondissement d'Hochelaga-Maisonneuve lorsqu'on reçoit des plaintes [...]. Nous devons effectuer les vérifications nécessaires et travailler avec les partenaires afin de résoudre les problèmes», a expliqué le commandant du poste de quartier 23, Nicodemo Milano.

«On travaille avec beaucoup d'organismes dans l'arrondissement et il y a beaucoup de programmes de prévention», a ajouté M. Milano.