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Les valeurs de M. Lisée

Michelle Blanc et Jean-François Lisée
Capture d'écran, TVA Nouvelles Michelle Blanc et Jean-François Lisée

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Justin Trudeau multiplie les excuses pour des événements appartenant à un passé lointain. Le candidat caquiste, François Tremblay, a reconnu ses torts pour des propos déplacés. Le député Romeo Saganash a demandé pardon après avoir employé un juron à la Chambre des communes, et le ministre des Anciens Combattants, Seamus O’Regan, a présenté des excuses pour avoir déclaré que les immigrants sont « meilleurs » pour créer des entreprises que les Canadiens de souche.

Retenue

Plus que jamais, mal choisir ses mots force celui qui les prononce à se confondre en excuses. La prudence et la retenue sont exigées de tous et en toutes circonstances. De tous, sauf de la candidate péquiste Michelle Blanc !

Un tweet minable que Mme Blanc avait publié en 2011 a refait surface. On pouvait lire « Merde, j’ai oublié de fêter l’anniversaire de Hitler la semaine dernière ! » Si ce n’est là un commentaire à saveur néonazie, ça lui ressemble drôlement !

Si Donald Trump ou quiconque de son parti avait tenu des propos à peine similaires, la planète entière aurait hurlé au scandale pendant une semaine, voyant là un « humour » haineux et une incitation à la violence. Et ici comme ailleurs, pour faire rapidement oublier l’embarrassante déclaration, n’importe qui aurait immédiatement fait son mea culpa. Pourtant, presque trois semaines plus tard, Mme Blanc ne manifeste toujours aucun regret.

Inexplicable

Pour comble, non seulement le chef péquiste ne s’est-il pas dissocié des inepties de sa candidate, il l’a même défendue avec arrogance et ferveur. Qu’un homme instruit et apparemment intelligent ait jugé politiquement rentable d’éclabousser son parti à l’encre indélébile du racisme et de la violence est inexplicable. M. Lisée était-il donc fiévreux ? Espérons que oui, sinon son attitude trahirait des valeurs personnelles pestilentielles.

Suis-je impitoyable lorsqu’un politicien tient ou cautionne des propos à tendance néonazie ? Oui. Et je ne m’en excuserai pas !