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Simple Minds, comme dans les années 80

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Avec ses accords de synthétiseur typiques, ses lourdes guitares et ses éclairages aux teintes criardes, le groupe Simple Minds a secoué un MTelus tellement bondé qu’il en vibrait, vendredi soir, prouvant ainsi que les années 80 ont encore la vie longue. Dans le cœur des nostalgiques, du moins.

La formation associée au film-culte Breakfast Club grâce à sa chanson-signature Don’t You (Forget About Me) lançait au début 2018 son 17e album studio, Walk Between Worlds, et se promène cette année en tournée.

Accessoirement pour balader ses plus récents titres (on a ouvert la soirée au son de la nouvelle The Signal and the Noise et terminé la première partie sur Dirty Old Town), essentiellement pour faire rayonner à nouveau ses succès d’il y a trois décennies.

X et Boomers

Dès que les siens eurent pris place à leurs instruments, devant un mur de néons multicolores, le chanteur et leader Jim Kerr – seul membre fondateur de Simple Minds encore de l’aventure avec Charlie Burchill –, n’a pas perdu de temps pour montrer qu’il se chauffe encore d’un bois ardent, et a entraîné le public à sa suite.

Sitôt poussées les premières notes de The Signal and the Noise, il a empoigné son pied de micro et l’a brandi au-dessus de sa tête, imposant son statut de roi de l’endroit pour les heures qui allaient suivre. L’homme est d’ailleurs le membre le plus en vue de la troupe, se tenant constamment au milieu de l’espace et attirant la majorité des projecteurs.

La pièce n’était pas terminée que Kerr se jetait par terre, et que ses cinq comparses du moment le rejoignaient au-devant de la scène pour une première salutation.

Redécouvrir les classiques

En première partie, on a découvert ou redécouvert, entre autres, les moins neuves mais toujours fringantes Waterfront (1984), Once Upon a Time (1985), The American (1981) et Stand By Love (1991).

Après l’entracte, de longues envolées instrumentales ont précédé She’s a River (1995), et d’énormes rayons de lumière ont balayé les deux étages du MTelus, avant Walk Between Worlds.

La ritournelle de l’iconique long métrage de John Hughes, Don’t You..., avait bien sûr été gardée pour la fin et était prévue quelque part avant le rappel.

Vendredi, Montréal attendait la bande de pied ferme. On a vite constaté que Simple Minds est affaire de génération X et même de jeunes baby-boomers, alors que les moins de 40 ans répondaient en très faible proportion dans la foule cordée serrée, au parterre comme au balcon.

Mais l’énergie de la jeunesse était palpable dans la salle et se mesurait en tapements de mains, en bras levés haut, en hochements de tête et en déhanchements.

On a d’ailleurs vu grimper de plusieurs crans l’enthousiasme de l’assistance et le niveau de décibels chez les spectateurs en deuxième portion du spectacle, notamment quand See The Lights (1991) et All The Things She Said (1985) ont causé de petits délires.