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La planète nous attend...

La planète nous attend...

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Cette élection porte son propre deuil. On pressent que le scrutin sera à l’avenant : tristounet...

Il y avait au départ une sorte d’effervescence, le désir d’un changement, d’une fenêtre à ouvrir. Mais le sentiment d’un renouveau s’est fané, se muant peu à peu en résignation.

On espérait un nouvel horizon, on se résout à croiser les doigts. En espérant que ça n'ira pas plus mal.

Signe des temps, le popcorn électoral a redonné écho à une redondance à la mode: la sauvegarde de l’environnement!

Ce serait la question de l’urne, sans blague! Quand on se veut plus grands que nature, on s’invente des travaux d’Hercule. Sous une cloche de verre, peu de contradicteurs...

- Moué, j'vous dis que c'est la question de l'urne...

Bin oui, toué chose!

On fait semblant, on fait comme si. Comme si on avait un mot à dire sur le désordre mondial. Comme si mille pâlots de plus au métro Berri-UQÀM pouvaient anéantir l’effet de mille automobiles neuves vendues chaque jour à Shangaï, à Jakarta, à Shenzen, etc...

Cette élection de 2018 aura été celle des prétentieux et des incultes, aveugles devant leurs propres défis...

Nous avons suffisamment bonne conscience pour fermer les yeux sur les millions de bouteilles que la SAQ ne recycle pas, les contenants de pilules jetés par milliards et les dépôtoirs disséminés, dissimulés dans La Belle province. Hein quoi? Nous autres?

Les vendeurs d’idées neuves et usagées ont la partie facile dans la promotion des taxes, des tramways et des autobus. Ou un gros Dodge avec un gros moteur et une grosse voix...

C’est plus difficile d’en finir avec la pollution qui nous pend au nez comme un rhume inguérissable: les verres de styromousse, les canettes, les petits déchets ordinaires qui salissent le bas-côté des routes, autant de pubs disgracieuses pour McDo, Red Bull et Tim Horton’s...

Avant de lancer toute nouvelle dépense, un gouvernement raisonnable commencerait par revoir les pratiques de la bureaucratie.Que fait-on au juste des milliards collectés, compactés dans le Fonds vert? Tiens! , pourquoi ne ramènerait-on pas la firme Kroll Kindquist Avey, celle qui a farfouillé dans les égouts fédéraux durant la commission Gomery. Les juricomptables auraient de quoi s'occuper dans la fosse sceptique du Fonds vert.

Ils tomberaient sans doute sur quelques plantes vertes dans la cinquantaine de programmes destinés au sauvetage de la planète mais l’exercice pourrait inspirer un exercice plus vaste, déployé dans l’ensemble de l’administration provinciale.

Après une campagne interminable, et à défaut d'une victoire éclatante des uns ou des autres, on aurait au moins droit à un divertissement utile.