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Nouveaux cas de légionellose à Granby, dont un mortel

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La région de Granby est encore aux prises cette année avec des cas de légionellose, dont un s’est avéré mortel, et une enquête est en cours pour identifier la ou les sources des infections.

L’an dernier, une dizaine de cas de cette maladie pulmonaire qui s’attrape par l’inhalation de fines particules d’eau contaminées, provenant souvent de tours de refroidissement d’immeubles commerciaux, industriels ou publics, avaient été rapportés, mais la source n’avait jamais été trouvée.

L’infection peut envahir les poumons, causer une pneumonie, et affecter le système immunitaire.

En entrevue à l’Agence QMI, dimanche, la Dre Mélissa Généreux, directrice de santé publique au CIUSSS de l'Estrie, a expliqué qu’en raison de la situation qui a prévalu l’an dernier à Granby, les cas de cette année sont pris au sérieux.

«On n’avait pas réussi à trouver la source d’exposition malgré toutes nos enquêtes et toutes nos investigations, et on avait un peu laissé de côté parce qu’il n’y avait plus d’autres cas qui apparaissaient. Donc on se disait que, peut-être, en demandant à tous les propriétaires de tours et de fontaines de décontaminer, [...] la source [sans avoir été identifiée] aurait été réellement décontaminée [faisant en sorte] qu’on n’aura plus de nouveaux cas...»

«Toutefois [avec deux cas rapportés en septembre précédés par deux autres cas en mars et avril], c’est là qu’on s’est dit: à quatre cas, compte tenu de l’année précédente [...], ça sort de l’ordinaire et ça nécessite qu’on rouvre l’enquête.»

Les quatre personnes infectées cette année sont trois femmes et un homme du groupe d’âge de 65 à 90 ans, a indiqué la Dre Généreux sans préciser le sexe de la personne décédée ni le moment de son décès, pour des raisons de protection de la vie privée.

Le point commun entre ces personnes est qu’elles ont fréquenté l’axe principal de Granby, soit le secteur commercial de la ville. La possibilité qu’il n’y ait qu’une seule source «communautaire» de contamination est donc envisagée.

Depuis l’épisode de légionellose qui a secoué la ville de Québec à l’été 2012 avec près de 200 cas d’infection et 14 décès, toutes les tours de refroidissement sont maintenant répertoriées dans un registre et font l’objet de tests régulièrement, a rappelé la Dre Généreux, dimanche. Aussi, les autorités de la santé sont averties dans les cas où la légionellose est localisée à plus d’un million d’unités par litre d’eau, mais en deçà de ce taux, seule la Régie du bâtiment du Québec se voit remettre les données, a expliqué la Dre Généreux.

Afin de résoudre le mystère de Granby, la direction de santé publique a décidé d’étendre la portée de son enquête et a donc demandé à la Régie du bâtiment de lui fournir les données concernant toutes les tours de refroidissement de Granby où la légionelle a été repérée ces derniers mois à des taux variant de 10 000 à un million d’unités par litre.

La prochaine étape dans ce dossier dépendra notamment du résultat de cette demande.