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QS, le parti des jeunes

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Ainsi, les jeunes s’apprêteraient à voter en masse pour Québec solidaire.

Êtes-vous surpris ?

Quand tu es jeune, tu n’as pas une maudite cenne.

Alors quand un politicien te dit qu’il pigera dans les poches des riches pour payer tes études, tu embarques !

Qu’est-ce que tu as à perdre ?

De toute façon, ta situation ne peut pas être pire, alors...

CINQUANTE NUANCES DE ROUGE

Oui, mais le programme de Québec solidaire ne tient pas debout, direz-vous.

Effectivement. C’est n’importe quoi.

On aurait beau imposer les riches à 300 %, il y a tellement peu de riches, au Québec, que ça ne ferait pas une maudite différence.

Le seau des finances publiques continuera d’être percé.

Mais pensez-vous vraiment que les jeunes se font ce genre de réflexions ?

Croyez-vous qu’ils lisent les chroniques économiques des grands journaux ou que leurs profs de philo discutent régulièrement des dangers du surendettement avec eux ?

Non.

Je suis allé au cégep et à l’université, et jamais dans toutes mes années d’études n’ai-je été exposé ne serait-ce que cinq minutes à ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à une pensée qui ne soit pas de gauche ou d’extrême gauche. La pensée de droite (je parle ici de droite économique et non de droite morale) est persona non grata dans nos institutions d’enseignement.

Comme si elle n’existait pas.

Selon moi, l’école devrait exposer les étudiants à un éventail d’idées le plus large possible.

Voici les bases du socialisme, du communisme, de la social-démocratie, du capitalisme, du néo-libéralisme et de l’anarchisme, avec leurs forces et leurs faiblesses.

À toi de choisir le système économique qui te semble le meilleur (ou, pour paraphraser Churchill, le moins mauvais).

Mais non. On n’éduque pas, ici. On endoctrine.

Vous pensez qu’un prof a déjà parlé de François Legault en classe autrement que pour en dire du mal ?

Pourtant, les Québécois s’apprêtent à voter pour son parti.

LES AGNEAUX ET LES LOUPS

Un ami m’a dit l’autre jour que c’est quand même bizarre de voir que les jeunes s’apprêtent à voter en masse pour Québec solidaire, vu que ce parti les endetterait vraisemblablement pour des décennies à venir si jamais il prenait le pouvoir.

« C’est comme si des agneaux choisissaient de se faire garder par des loups », m’a-t-il dit.

Tout à fait d’accord.

Personnellement, si Québec solidaire prenait le pouvoir demain, ça ne changerait pas grand-chose à ma vie, j’ai 57 ans, je vais prendre ma retraite dans quelques années et j’ai mis de l’argent de côté pour mes vieux jours, alors...

Mais qui paierait pour les folies de Manon et sa bande ?

Les jeunes. Lorsqu’ils auront 40 ans, une hypothèque et des enfants. Ce sont eux qui vont être pris à la gorge, pas les gens de ma génération...

Pourtant, ce sont eux qui vont voter QS ! Ben coudonc...

Cela dit, peut-on demander aux jeunes de penser à l’avenir ? Quand tu as 20 ans, tu vis dans un éternel présent.

C’est pour ça, d’ailleurs, que plusieurs partis politiques rêvent de faire voter les ados de 16 ans.

À 16 ans, tu n’as jamais payé d’impôt de ta vie, tu ne connais rien à l’économie.