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Soupir de soulagement chez les gens d’affaires

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Photo AFP Donald Trump a dressé, lundi, devant la Maison-Blanche, une longue liste des avantages que comporte selon lui le nouvel Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC).

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Contrairement aux politiciens, le milieu des affaires a accueilli avec soulagement la conclusion d’une nouvelle entente pour remplacer l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

« Ce n’est pas une entente extraordinaire, le Québec et le Canada en perdent un peu, mais c’était ça ou bien pire », a résumé le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval.

Selon l’économiste Benoît Durocher, du Mouvement Desjardins, la signature de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) donnera de l’élan à l’économie québécoise en dissipant progressivement l’incertitude qui planait depuis plus d’un an.

« Ça pourrait avoir un petit impact positif, notamment par le biais des investissements des entreprises qui pourraient s’accélérer un peu, parce que les entrepreneurs reprendront confiance », a-t-il affirmé.

Les prévisionnistes avançaient que le PIB du Canada aurait reculé, possiblement jusqu’à 2,2 %, dans l’éventualité d’une résiliation de l’ALENA.

Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, ne voit toutefois aucune raison de se réjouir.

L’UPA sous le choc

Les producteurs laitiers devront céder 3,58 % du marché canadien à leurs concurrents américains. Cette ouverture s’ajoutera à celle de 3,25 % accordée par Ottawa dans le cadre du Partenariat transpacifique (PTP) et à celle d’environ 2 % attribuée à l’Union européenne depuis l’an dernier.

« Ces trois concessions signifient que la production canadienne devra diminuer de près de 9 %, ce qui représente l’équivalent d’un mois par année », a dit M. Groleau.

Ironiquement, les géants québécois Saputo et Agropur pourraient en profiter pour augmenter leurs exportations au Canada à partir de leurs usines américaines, notamment sous la forme de fromages.

Il a été impossible hier de joindre les porte-parole des deux entreprises.

M. Dorval a par ailleurs regretté que l’accord n’ait pas permis de régler les dossiers de l’aluminium et du bois d’œuvre, mais il a souligné que des gains ont été enregistrés en matière de culture et d’environnement.