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Les jeux vidéo violents liés à une augmentation des agressions physiques

Une étude auprès de 17 000 adolescents confirme la relation

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Photo Stock adobe.com

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Les adolescents qui jouent à des jeux violents comme Call of Duty ou Grand Theft Auto sont plus enclins à être physiquement agressifs, prouve une étude internationale menée entre 2010 et 2017 auprès de 17 000 sujets.

L'analyse de 24 études venant du Canada, des États-Unis, du Japon et de l'Allemagne, entre autres, démontre que les adeptes de ces jeux sont plus à risque de se faire envoyer chez le directeur, par exemple, pour s'être battus ou avoir frappé un autre étudiant.

«Nos découvertes nous permettent de dire avec certitude que jouer à des jeux violents mène à une augmentation de la violence physique», peu importe la fréquence des périodes de jeu, soutient dans USA Today Jay Hull, enseignant en sciences psychologiques et cérébrales au Dartmouth College (New Hampshire).

Selon une autre étude menée par Hull en 2014 auprès de 2000 familles, les adolescents amateurs de jeux vidéo violents, en moyenne, visitaient deux fois plus souvent le directeur que les étudiants ne s'adonnant pas à ces jeux.

«L'effet est relativement faible, mais statistiquement fiable. Il existe», ajoute-t-il.

Bien qu'aucune étude ne prouve que les jeux violents mènent à des comportements criminels au sens de la loi, cette nouvelle recherche appuie ce que Hull avait découvert auparavant: les joueurs sont plus à risque d'avoir des comportements néfastes: beuveries, tabagisme, conduite dangereuse et sexe non protégé.

«Beaucoup de personnes se demandent si ces jeux sont réellement la cause d'un comportement plus agressif. C'est une possibilité. L'autre est qu'il s'agit d'un mauvais signe. Si vos enfants y jouent, ces jeux peuvent modifier leur idée de ce qui est bien ou mal, et c'est pour cette raison qu'ils sont attirés par ces jeux. Peu importe, c'est un motif d'inquiétude», ajoute l'enseignant.

Avec cette étude, Hull et son équipe espèrent que le débat se recentrera sur les raisons qui expliquent ces changements de comportement.