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10 sur 10 pour l’attitude

Montreal Canadiens v Toronto Maple Leafs
Photo AFP

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TORONTO | Avez-vous aimé votre club ? Quand même pas mal surprenant, non ?

Ce qui saute aux yeux, c’est la vitesse, l’effort, les bâtons qui bougent tout le temps en échec avant pour enlever la rondelle à l’adversaire. Des signes qui ne trompent pas sur cette attitude que le Canadien souhaite avoir cette saison, selon la formule employée par Marc Bergevin.

On a remarqué aussi une nette différence dans le travail en zone offensive. Pas de tataouinage en périphérie des zones dangereuses à la recherche d’une passe savante qui n’arrive pas souvent.

Non, on fonce dans le tas dans l’enclave, on y amène la rondelle directement, toujours près du gardien.

Un match ne fait pas une année, on s’entend. Mais c’est diablement encourageant. Même Carey Price semble dans de meilleures dispositions. Il a fait quelques beaux arrêts face à des Maple Leafs dotés d’une féroce attaque.

Il y avait tout un buzz à Toronto hier. L’arrivée de John Tavares fait saliver les amateurs, qui n’ont pas goûté à un championnat depuis 51 ans. Le Tricolore ne s’est pas laissé impressionner et a ramassé un point à l’étranger.

Ça c’est du coaching

« On a une meilleure défense », clamait Bergevin à l’aube de la saison 2017-2018, laissant flotter un nuage d’incrédulité parmi les journalistes. Le DG du Canadien avait laissé filer Alexeï Emelin, Andreï Markov et Nathan Beaulieu durant l’été. Parmi les remplaçants, Karl Alzner s’avérait le no 1.

Un an plus tard, Claude Julien l’a envoyé manger du popcorn sur la galerie de presse avec son contrat de 23 millions $ auquel il reste quatre longues années. Toute une claque pour l’homme de fer aux 622 matchs consécutifs.

Et c’est tant mieux. Julien, souvent trop timide depuis son retour à Montréal, a décidé de coacher dès le jour 1, cette fois.

Au diable les contrats et les fiches personnelles. Ça va au mérite. Une philosophie qui devrait rapporter. Les jeunes défenseurs

Victor Mete, Noah Juulsen et Xavier Ouellet se sont bien débrouillés.

Et ce Jesperi Kotkaniemi continue de nous impressionner par son calme avec la rondelle et son jeu défensif responsable.

Seule note décevante, le jeu erratique de Jonathan Drouin.

Pour le reste, c’est un départ prometteur.