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Les travailleurs des postes dénoncent l’AEUMC

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OTTAWA – L’Accord de libre-échange États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) conclu dimanche est «une attaque contre le service postal public», a dénoncé l’Association canadienne des maîtres de poste et adjoints (ACMPA).

Dans un communiqué publié ce matin, l’ACMPA s’est dite «exaspérée» à la suite de l’accord négocié par le gouvernement Trudeau. Selon elle, cet accord créera une injustice pour les Canadiens vivant dans les régions rurales, car Postes Canada a été écartée des nouvelles règles relatives aux droits transfrontaliers: «En vertu de l’AEUMC, la barre hors taxe passe de 20 $ à 40 $ sur les achats en ligne aux États-Unis, mais les articles expédiés par Postes Canada ne sont pas admissibles à l'exemption», peut-on lire.

Pour Brenda McAuley, présidente de l'ACMPA, «il s'agit d'une subvention pour les grandes entreprises de messagerie privées qui ne livrent pas dans les régions rurales du Canada».

«Lorsque les gens sont obligés de payer davantage pour les envois par Postes Canada, ceux des villes et des villages qui ont le choix iront ailleurs, privant lentement nos bureaux de poste du revenu dont ils ont besoin. Les zones rurales moins rentables pour l'aspect livraison seront sacrifiées», a-t-elle ajouté.

Mme McAuley reproche aux libéraux d’avoir promis de ne pas privatiser Postes Canada alors qu’ils accordent un traitement préférentiel aux services de messagerie privés.

L'ACMPA compte transmettre ces préoccupations aux députés avant la ratification de l'accord par les Parlements des trois pays.