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La meilleure blague de 2018

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Oubliez les spectacles d’humoristes, les séries ou même les vox pop (désolée, Guy Nantel).

Ce qui m’a le plus fait rire cette année, c’est le canular que viennent de monter trois chercheurs américains. C’est vraiment, excusez l’expression, à se pisser dessus.

BIENVENUE EN ABSURDISTAN

Trois universitaires américains étaient tannés de voir que dans les institutions de savoir, on était de moins en moins à la recherche de la vérité et de plus en plus à l’écoute des « complaintes sociales ». Telle minorité est offensée ! Telle minorité est opprimée !

La société moderne est sexiste, raciste, colonialiste, homophobe ! Et quiconque pense le contraire doit se taire et se fera excommunier.

Ils ont donc écrit de fausses recherches universitaires, complètement tirées par les cheveux, et ils ont réussi à en faire publier sept dans des journaux scientifiques. D’autres ont reçu des commentaires très élogieux de la part des institutions.

Une de leurs fausses études parlait de « la culture du viol chez les chiens » ! Une autre affirmait : « Quand un homme se masturbe en pensant à une femme sans son consentement, c’est du viol ».

Une autre portait sur le fait que si les hommes hétérosexuels se masturbaient avec pénétration anale, ils deviendraient moins transphobes et plus féministes. Une autre se basait sur le livre Frankenstein et la psychanalyse lacanienne pour expliquer que « l’intelligence artificielle est potentiellement dangereuse parce qu’elle est programmée pour être masculiniste et impérialiste ».

Leurs fausses études étaient basées sur des statistiques sans bon sens, sans base scientifique et avec des préjugés idéologiques gros comme le bras.

Bref, du gros n’importe quoi... mais ça a été pris au sérieux parce qu’ils parlaient de sujets à la mode : race, genre, orientation sexuelle, identité sexuelle, oppression.

C’est quand même la preuve que les idées des « guerriers de la justice sociale » sont rendues partout sans jamais être remises en question.

Quand j’entends une actrice parler de grossophobie juste parce qu’une série met en vedette une comédienne qui perd du poids ; quand j’entends dire que telle publicité est transphobe parce qu’on y chante une chanson sur un père transgenre ; quand je vois la folie de cet été sur l’appropriation culturelle ; quand j’entends des spectateurs de SLĀV se faire traiter de suprémacistes blancs ; je me dis que l’on n’est pas loin de ce canular.

Ce serait drôle si, au Québec, un trio de petits rigolos faisait la même chose. Sur leur table de cuisine, ils inventeraient une étude bidon, prouvant que la société québécoise est sexiste, colonialiste, raciste de façon systémique, que nos émissions de télé sont islamophobes, transphobes, queerphobes.

Mon petit doigt me dit que ces trois-là se feraient inviter dans toutes les émissions et publications de bien-pensants.

AUTOFLAGELLATION

Je viens de recevoir un communiqué du Musée des beaux-arts de Montréal annonçant l’exposition Connexions : notre diversité artistique dialogue avec nos collections.

Le communiqué spécifie : « Compte tenu du fait que les collections du Musée sont essentiellement constituées d’objets acquis­­­ par des collectionneurs occidentaux, celles-ci ne reflètent que partiellement les cultures dont elles sont issues. »

Ce « musée humaniste » qui « cherche à décentrer les regards » propose « une recontextualisation culturelle aussi créative qu’inclusive ».

Je me demande si c’est un canular.