/travel/destinations
Navigation

Le Chicago d’Al Capone

Chicago a su se moderniser tout en gardant son cachet début XXe siècle.
Photo courtoisie, Gilles Proulx Chicago a su se moderniser tout en gardant son cachet début XXe siècle.

Coup d'oeil sur cet article

Chicago ne serait pas devenue l’illustre­­ mégalopole que l’on connaît sans une catastrophe matérielle et humaine affreuse. En octobre 1871, un grand incendie ravage presque totalement le centre-ville, tue des centaines de gens et fait quelque 100 000 sans-abri.

La gare célèbre en raison d’une scène de fusillade dans le film <i>Les Intouchables</i>, Union Station, est toujours aussi magnifique que dans les années 1920.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
La gare célèbre en raison d’une scène de fusillade dans le film Les Intouchables, Union Station, est toujours aussi magnifique que dans les années 1920.

Paradoxe du développement : cette dévastation a permis la reconstruction moderne de la ville qui a alors pu prendre son essor. Cette horreur a permis la grandeur. Un autre emblème un peu sinistre de la ville, c’est bien sûr Al Capone. Il est partout ! Des milliers de visiteurs viennent en pèlerinage sur les traces du plus célèbre des malfrats. Heureusement, comme tout méchant s’attire un ennemi digne de lui, il y a Elliott Ness pour faire contrepoids. Est-ce que le Chicago de la Prohibition que chantait Sinatra existe encore ? Il en reste des bouts ! Certains sont magnifiques.

Si Al Capone revenait et découvrait quelle lucrative industrie exploite son souvenir, il exigerait certainement, revolver au poing, d’avoir sa part des profits!
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Si Al Capone revenait et découvrait quelle lucrative industrie exploite son souvenir, il exigerait certainement, revolver au poing, d’avoir sa part des profits!

Quiconque a vu le film Les Intouchables avec Kevin Costner dans le rôle de Ness (ou encore la série télé des années 1960 avec Robert Stack dans le même rôle) se souvient de la scène de fusillade dans l’escalier de la vieille gare Union Station... encore impeccable ! Elle fait un magnifique décor de cinéma... comme toutes les parties de Chicago qui ont su garder leur cachet. La visite des lieux associés à Al Capone déçoit souvent, parce que les établissements dont on vous parle ont disparu depuis des lustres.

Al Capone orne les chandails de touristes…On est loin de Che Guevara!
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Al Capone orne les chandails de touristes…On est loin de Che Guevara!

L’autre visage de Chicago

C’est avec le groupe Québec Voyage, à bord d’un autobus de 2010 avec un stupéfiant 700 000 km d’usure, mais impeccable et confortable, que j’ai visité Chicago. Le même voyage est offert en avion, mais ça coûte un peu plus cher et... j’aime l’autobus ! Le tourisme est partout à Chicago même si la ville a mauvaise réputation en raison du nombre faramineux de fusillades... Celles-ci ont toutefois lieu dans des recoins moins centraux. La violence endémique saigne surtout le pourtour malfamé de la ville gangrené par le gangstérisme. Au moment d’écrire cette chronique, il y a déjà 365 morts en 2018 sur quelque 1400 personnes blessées par balles.