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Les Teamsters croient pouvoir syndiquer la flotte vert et blanc

Les Teamsters croient pouvoir syndiquer la flotte vert et blanc
Photo d'archives, Christopher Nardi

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À quelques jours des audiences sur l’accréditation syndicale des chauffeurs de Téo Taxi, les Teamsters sont convaincus que leur requête sera acceptée par le Tribunal administratif du travail (TAT).

« On est persuadés de l’avoir. On a parlé à des dizaines et des dizaines de travailleurs », déclare avec confiance au Journal le porte-parole des Teamsters, Stéphane Lacroix

Selon M. Lacroix, les chauffeurs de Téo Taxi continuent d’approcher son syndicat pour lui faire part de situations qui les exaspèrent au plus haut point.

Rendez-vous au Tribunal

Loin de se calmer, la colère qui s’est emparée des chauffeurs après la mise à pied d’une trentaine d’entre eux au mois d’avril dernier continue de créer des remous, toujours selon les Teamsters.

« Ils ont le sentiment qu’il y a des décisions arbitraires qui se prennent dans l’entreprise, qu’ils ne sont pas écoutés et qu’il y aurait peut-être même eu des congédiements abusifs », soutient-il.

Le 15 octobre prochain, le syndicat va savoir si sa requête, déposée le 22 mai dernier au TAT, est valide ou non. Si elle est acceptée, les chauffeurs seront dorénavant représentés par le syndicat des Teamsters.

Un peu moins d’un mois plus tard, soit le 7 novembre, le même tribunal devra se pencher cette fois sur les plaintes de « congédiements abusifs qui auraient comme source les activités syndicales des travailleurs », indique M. Lacroix.

Pluie de plaintes

Joint par Le Journal, le Tribunal administratif du travail a confirmé hier que deux nouvelles plaintes contre Téo Taxi se sont ajoutées au dossier depuis cet été.

En tout, pas moins de huit plaintes ont été déposées contre l’entreprise, selon Stéphane Lacroix. « Il y a un sentiment très net d’exaspération à l’égard de la direction de Téo Taxi », renchérit-il.

Hier, rue Saint-Patrick où sont stationnées les voitures vert et blanc de la flotte, les chauffeurs de Téo Taxi avaient le visage long.

Aucun d’entre eux n’a voulu se prononcer sur les activités syndicales de leurs collègues, pas plus que sur la situation financière précaire de l’entreprise révélée hier dans Le Journal.