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Premier roman émaillé de psychologie positive

Christine Michaud
Photo courtoisie, Brigitte Thériault Christine Michaud

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Animatrice, conférencière, auteure de nombreux livres sur le développement personnel, Christine Michaud explore la notion de psychologie positive appelée « flourishing » (s’épanouir comme une fleur) et partage de nombreuses perles de sagesse dans son tout premier roman, Une irrésistible envie de fleurir.

Dans ce roman rafraîchissant, Christine Michaud raconte l’histoire de Juliette, une femme de 45 ans qui s’écroule après une suite de mauvaises nouvelles.

Elle perd son travail, son amoureux la quitte pour une autre, et la confiance qu’elle avait en elle s’émousse sérieusement.

Lors d’un voyage en Europe, des rencontres et des visites lui font réaliser que l’humain a besoin de retrouver sa vraie nature pour s’épanouir.

Sa quête la ramène à l’île d’Orléans, où une petite fille de sept ans et une vieille dame sage vont l’aider à fleurir de nouveau.

« J’avais à cœur de partager des enseignements », dit-elle. Toutes les connaissances accumulées en psychologie positive au cours des dernières années – dont un certificat de l’Université Harvard – lui ont servi et apparaissent au fil des pages, par le biais de ses personnages.

Un long processus

« Je pense à cette histoire depuis dix ans. Quand j’ai eu l’élan d’écrire, je savais que c’était un roman que je voulais écrire. Beaucoup de femmes très marquantes dans ma famille m’ont enseigné et c’est ce que je voulais retransmettre. J’ai toujours été imaginative, et je me disais que c’était un roman que je devais écrire, mais je ne me faisais jamais assez confiance. »

Elle dit avoir fait de la « procrastination efficace » : chaque année, elle a mis son roman de côté pour écrire un autre livre.

« Dans la vie, il y a un timing. Je n’étais pas prête. J’avais encore d’autres choses à vivre avant de l’écrire. Par exemple, l’histoire se passe à Sainte-Pétronille, et j’habite là depuis deux ans. »

Sortir des clichés

Pour son roman, elle voulait sortir des clichés de contes de fées. « Ce que je voulais, dans mon roman, ce n’était pas nécessairement de présenter une personne qui traverse des difficultés, et qu’ensuite tout s’arrange et elle atteint un certain nirvana. Au contraire : je voulais qu’elle apprenne à devenir plus vivante, à profiter davantage de la vie, tout en sachant que la vie demeure fragile.

« Dans une société comme aujourd’hui, où tout va vite, technologiquement, qu’est-ce qu’on peut faire pour peut-être un peu, oui, ralentir, mais surtout être plus présent, plus attentif à ce qui se passe ? De façon à ce qu’à la fin de [sa] vie, on va se dire qu’on a fait ce qu’on avait à faire. »

Elle parle du « flourishing » dans le roman, une notion apprise dans les cours de l’éminent professeur Tal Ben-Sharar à Harvard.

« L’humain doit fleurir. Je trouve ça tellement beau... Mais pour fleurir, il faut prendre soin, il faut cultiver, il faut désherber. C’est l’épanouissement, la réalisation de soi. Mais en même temps, ce n’est pas le truc d’atteindre quelque chose d’idéal, mais d’avoir l’impression que mon être se réalise dans cette vie. »


♦ Christine Michaud a fait des études en droit à l’Université Laval.


♦ Elle a obtenu en 2016 un certificat en psychologie positive de l’Université Harvard.


♦ Elle a écrit de nombreux livres, dont Mon projet Bonheur.


♦ Elle présente des conférences au Québec et en Europe.

 

EXTRAIT

Christine Michaud
Photo courtoisie, Éditions Édito

« Après ma lecture de l’article sur la psychologie positive, j’ai poursuivi mes recherches pour découvrir, ravie, que les spécialistes dans le domaine utilisent souvent le verbe “flourishing”. Grâce à la mise en pratique des concepts de cette nouvelle science du bonheur, les humains peuvent, selon eux, fleurir. En fait, toute notre vie peut fleurir si nous le voulons à condition d’agir en conséquence. »

– Christine Michaud, Une irrésistible envie de fleurir, Édito