/weekend
Navigation

Protecteur des artistes

« Quand je sens que cette personne risque de regretter ce qu’elle dévoile, je redirige la conversation. »
Photo courtoisie, Maxyme G Delisle « Quand je sens que cette personne risque de regretter ce qu’elle dévoile, je redirige la conversation. »

Coup d'oeil sur cet article

Jean-Philippe Dion chérit le lien de confiance qu’il a établi avec les artistes au fil des années. Et pour cause. Grâce à cette relation privilégiée, le producteur et animateur a vite transformé en succès des émissions qui requièrent une grande ouverture et générosité des personnalités invitées. « S’ils n’ont plus confiance, je n’ai plus de carrière », résume le principal intéressé en entrevue.

Jean-Philippe Dion prend soin des stars qu’il reçoit devant l’objectif. C’est du moins ce qu’on réalise en l’écoutant parler. À l’époque d’Accès illimité, il s’assurait toujours que l’artiste était satisfait du montage final. Et quand un invité refusait la présence des caméras pour telle ou telle raison, il respectait sa décision.

L’animateur manifeste cette même bienveillance sur La vraie nature, son émission d’entrevues-vérité qui entreprend sa deuxième saison ce week-end. En raison du format unique du rendez-vous, l’ambiance est propice aux confidences. La seconde émission, dans laquelle José Gaudet et Guylaine Tanguay s’ouvrent publiquement comme jamais auparavant, en témoigne parfaitement.

« Je veux être à l’écoute de tout ce qu’ils me disent. Parce que c’est facile pour quelqu’un en émotion de partir dans une direction qui ne fera pas son affaire plus tard. Je suis vraiment attentif à cela. Quand je sens que cette personne risque de regretter ce qu’elle dévoile, je redirige la conversation. Je suis comme son body-guard d’émotions. »

Marque de confiance

La vraie nature a cartonné l’an dernier. Occupant une case horaire de choix, la première saison a rallié une moyenne de 1 076 000 téléspectateurs, selon les chiffres confirmés de Numéris. TVA était tellement ravie des résultats qu’elle a fait passer sa commande à 14 émissions en cours de calendrier ; loin des quatre initialement demandées.

Cette année, la chaîne n’a pas pris de risque : elle a prévu 18 heures jusqu’au printemps.

« C’est une belle marque de confiance, mais c’est du sport, indique Jean-Philippe Dion. On tourne deux shows par fin de semaine. C’est beaucoup d’information à emmagasiner. C’est hyper exigeant. »

Un trio audacieux

Parmi les personnalités publiques qu’on verra ramer jusqu’au quai au cours des prochains mois, signalons Manon Massé, Patrice Robitaille, Sonia Benezra, Jean-Luc Mongrain, Gregory Charles, Ariane Moffatt et Ludivine Reding. Le premier épisode réunira Guylaine Tremblay, Safia Nolin et Olivier Primeau, le propriétaire du BeachClub.

« C’est le trio le plus audacieux qu’on n’a jamais fait, souligne Jean-Philippe Dion. Il y avait des divergences au sein de notre équipe. Et pour être honnête, le matin du tournage, j’ai commencé à stresser. Mais quand les trois ont fait connaissance en début de journée, j’ai compris que ça allait bien se passer, et mes angoisses sont tombées. »

Avec émotion

Sacrée Meilleure émission d’entrevues aux plus récents prix Gémeaux, La vraie nature a fait forte impression la saison dernière. Aux dires de Jean-Philippe Dion, le rendez-vous a résonné fort auprès des téléspectateurs masculins. « Les hommes me parlaient rarement d’Accès illimité, mais avec La vraie nature, c’est tout le contraire. C’est comme s’ils vivaient des émotions par procuration. »

Parlant d’épanchements, l’animateur insiste : bien que l’émission comporte plusieurs séquences larmoyantes, son but n’a jamais été d’arracher des pleurs aux artistes.

« Je sais qu’il y a du monde qui n’a pas envie de raconter leur histoire en pleurant ou qui n’a pas envie de rentrer dans des zones trop personnelles. Je respecte ça. [...] Je l’ai vu avec France Castel. Et c’était très correct. On est allé ailleurs. »


► TVA présente La vraie nature dimanche­­­ à 21 h