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Année faste en feux de forêt au Québec

Dans l'Est-du-Québec, la SOPFEU a dû combattre 88 incendies, c'est plus que la normale qui se situe autour de 55 incendies. Le nombre d'hectares ravagés par les flammes a triplé par rapport aux dernières années, notamment en raison du feu de forêt de Labrieville (photo).
Photo Courtoisie Dans l'Est-du-Québec, la SOPFEU a dû combattre 88 incendies, c'est plus que la normale qui se situe autour de 55 incendies. Le nombre d'hectares ravagés par les flammes a triplé par rapport aux dernières années, notamment en raison du feu de forêt de Labrieville (photo).

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RIMOUSKI | Avec l'été chaud et sec que l'on a connu, les pompiers de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) ont été fort occupés. Ils ont dû combattre beaucoup plus d'incendies que la normale.

Il s'est déclaré plus d'incendies de forêt que la normale des dix dernières années. Les sapeurs de la SOPFEU ont dû combattre 517 feux, une centaine de plus que la moyenne qui se chiffre à 413 brasiers. Cependant, malgré une hausse du nombre d'incendies, les superficies brûlées sont moins importantes que la normale. La rapidité d'intervention des équipes de la SOPFEU explique cette situation.

Dans l'Est-du-Québec, la SOPFEU a dû combattre 88 incendies, c'est plus que la normale qui se situe autour de 55 incendies. Le nombre d'hectares ravagés par les flammes a triplé par rapport aux dernières années, notamment en raison du feu de forêt de Labrieville.

«Si on compare avec les deux trois dernières années, on a eu un été plus actif à la SOPFEU», explique Isabelle Gariépy, agente à la prévention et à l'information à la SOPFEU.

Le temps sec, la chaleur et le vent au début de la saison estivale ont contribué à l'augmentation du nombre de brasiers. «Ce sont, malheureusement, trois conditions gagnantes pour les feux de forêt»,illustre Mme Gariépy.

Plus de 74% des incendies qui se sont déclarés cette année sont de cause humaine. «Ces chiffres là, nous rappellent l'importance de bien éteindre son feu de camp, par exemple», ajoute Isabelle Gariépy.

On voit aussi de plus en plus de feux de forêt allumés en raison de mégots de cigarette ou encore en raison de bris de véhicules tout terrain. La prévention demeure très importante.

Deux incendies majeurs

Sans surprise, l'incendie de forêt de Labrieville sur la Haute-Côte-Nord a été le plus important de la saison dans la province. Le travail d'extinction final s'est étiré sur plus de deux mois et jusqu'à deux cents pompiers ont été mobilisés. 12 985 hectares ont été touchés par cet incendie, ce qui représente un périmètre de plus de 111 kilomètres carrés.

Un incendie a aussi touché plus de 9 764 hectares à Lebel-sur-Quévillon en Abitibi-Témiscamingue au début du mois de juillet. De nombreux sapeurs ont été affectés sur cette intervention.

La SOPFEU continue de faire de la prévention cet automne. Bien que le danger incendie soit bas, des feux de forêt peuvent se déclarer en raison du brûlage de feuilles mortes.

L'organisation conseille fortement d'éviter cette pratique et d'opter pour des solutions écologiques.