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Entrave à la justice : la sœur d’une suspecte de terrorisme exonérée

Une Montréalaise était accusée d’avoir changé sa version dans le dossier de terrorisme de sa sœur

palais de justice de Montreal
Photo d'archives, Chantal Poirier Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali

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Une Montréalaise qui avait changé sa version juste avant de témoigner au procès de sa sœur soupçonnée de terrorisme ne subira pas de procès pour entrave à la justice, car la Couronne a choisi d’abandonner les accusations.

« On est très satisfait », a déclaré l’avocate de la défense Cassandra Tanguay, mardi au palais de justice de Montréal, aux côtés de sa cliente Rania Djermane, visiblement heureuse de ce dénouement.

C’est que la jeune femme qui est dans la vingtaine risquait jusqu’à 10 ans d’incarcération si elle avait été reconnue coupable d’entrave à la justice, à la suite de sa mise en accusation durant le procès de sa sœur Sabrine, qui était accusée de terrorisme. Selon des mandats de perquisition, Rania Djermane avait reçu plusieurs aveux de sa sœur concernant l’intention de cette dernière de quitter le Canada pour aller rejoindre le groupe État Islamique en Syrie.

Témoin-vedette

Rania Djermane devait être la témoin-vedette de ce procès. Mais juste avant, elle a retourné sa veste, si bien que la poursuite a dû présenter une preuve moins forte.

Sans ce témoignage-clé, Sabrine Djermane a finalement été acquittée en décembre dernier. Elle a toutefois signé un engagement reconnaissant que la Gendarmerie Royale du Canada avait des craintes qu’elle commette une infraction terroriste.

Questionné par Le Journal, le procureur a expliqué que la décision de retirer les accusations contre Rania Djermane avait été prise en vertu d’une directive stipulant qu’un procureur « doit demeurer objectif et maintenir son ouverture d’esprit afin d’éviter les erreurs judiciaires ».