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Finis les petits amis des partis nommés à des postes supérieurs

Les dirigeants de la SQ, de l'UPAC et du DPCP seront nommés aux deux tiers

Simon Jolin-Barrette, Député caquiste
Photo Sébastien St-Jean Simon Jolin-Barrette, Député caquiste

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Le gouvernement Legault n’entend pas mettre des bâtons dans les roues de la candidate libérale défaite et ex-gestionnaire Gertrude Bourdon, si cette dernière tente sa chance à nouveau dans la haute fonction publique.

Le député caquiste Simon Jolin-Barrette a annoncé mardi qu’un des premiers gestes posés par son gouvernement sera de légiférer pour mettre fin aux nominations partisanes.

« Pour nous, la provenance de l’individu, ça n’a pas d’importance. C’est la qualité de ses compétences et de son expérience », a-t-il confié, au cours d’un bref entretien avec notre Bureau parlementaire.

Cette règle s’appliquera à tous, y compris à l’ancienne patronne du CHU de Québec, qui a flirté avec la CAQ avant de joindre les troupes de Philippe Couillard, si elle souhaite reprendre du service.

« Si c’est la meilleure candidate pour occuper un poste, elle pourrait postuler et obtenir un poste, a insisté M. Jolin-Barrette. On veut avoir le meilleur candidat, peu importe la couleur politique du candidat. »

Notons que rien n’empêche Gertrude Bourdon d’être candidate à sa propre succession comme PDG du CHU de Québec-Université Laval. Les intéressés avaient jusqu’à 16 h mardi pour soumettre leur candidature pour ce poste convoité à 305 698 $ par année.

Il n’a pas été possible de savoir mardi si Mme Bourdon a soumis sa candidature ou si elle souhaite obtenir un autre emploi dans la haute fonction publique. Une porte-parole libérale a précisé qu’elle était en voyage à l’extérieur du pays.

La SQ, l’UPAC et le DPCP

Pour chaque poste à pourvoir, la CAQ entend soumettre plusieurs candidatures aux partis politiques, plutôt qu’une seule. Le choix final sera ensuite déterminé par un vote aux deux tiers de l’Assemblée nationale.

« Nous allons déposer un projet de loi d’ici la fin de l’année afin que le prochain directeur général de la Sûreté du Québec, le prochain commissaire de l’Unité permanente anticorruption, l’UPAC, et le prochain Directeur des poursuites criminelles et pénales soient nommés aux deux tiers des membres de l’Assemblée nationale », a précisé M. Jolin-Barrette.

Un « ménage » ?

Le député caquiste réélu dans Borduas s’est défendu de vouloir procéder à un « ménage » dans les emplois supérieurs.

Le nouveau secrétaire général du gouvernement, Yves Ouellet, a toutefois été chargé d’évaluer la compétence de ceux qui sont déjà en poste et de faire « des recommandations au premier ministre ». « Ce n’est pas une forme de ménage », a dit M. Jolin-Barrette.

 

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