/sports/fighting
Navigation

Le père de Jean Pascal est décédé

Le boxeur ignore s’il disputera son combat prévu le 9 novembre

Jean Pascal a eu la douleur de perdre son père dans la nuit de lundi.
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Jean Pascal a eu la douleur de perdre son père dans la nuit de lundi.

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC | Durant sa carrière, Jean Pascal a encaissé plusieurs coups de puissance et certains d’entre eux lui ont fait mal. Dans la nuit de lundi, il en a reçu un qui l’a frappé en plein cœur : son père est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 89 ans.

Sainvoyis Pascal était malade depuis un certain temps. Toutefois, son départ soudain a envoyé son fils au tapis.

« Mon père était un homme du peuple qui était aimé par les gens de son pays, a indiqué Jean Pascal dans un message texte envoyé au représentant du Journal de Montréal mardi après-midi. Il avait ouvert sa maison aux gens de son comté après le tremblement de terre de 2010.

Sainvoyis Pascal, Emporté par une crise cardiaque.
Photo courtoisie
Sainvoyis Pascal, Emporté par une crise cardiaque.

Il était un grand orateur et il a réussi à passer tous les régimes gouvernementaux en Haïti avant de prendre sa retraite. Contrairement à beaucoup de personnes qui ont œuvré sous le régime de Jean-Claude Duvalier, il n’a pas eu besoin de s’exiler. C’était un homme de parole, un homme du peuple. »

Par contre, Jean Pascal a possiblement certains regrets. Il envisageait de rendre visite à son paternel après son combat du 9 novembre en Nouvelle-Écosse.

« On dirait qu’il m’a envoyé un message vers 1 h du matin, a souligné l’ancien champion du monde. J’étais dans mon lit et je pensais à lui.

Je me disais que je devais absolument me rendre à Haïti après mon prochain affrontement. Je voulais aller le voir avant qu’il ne soit trop tard. Puis, j’ai reçu la mauvaise nouvelle de Boston et j’ai appelé dans mon pays d’origine par la suite. »

Combat compromis

Pour revenir à son choc du 9 novembre contre Gary Kopas, Pascal ne sait pas encore s’il montera sur le ring.

« C’est une possibilité. Pour le moment, je n’ai pas la tête à ça », a précisé Pascal avec justesse.

Il n’est pas impossible que le boxeur québécois décide de se rendre en Haïti afin de rendre un dernier hommage à son paternel. Il aurait besoin d’au moins trois ou quatre jours pour effectuer ce voyage émotif.

Il est difficile de croire qu’il aurait assez de temps pour arriver fin prêt pour son duel chez les lourds-légers en Nouvelle-Écosse.

« Jean m’a contacté quelques minutes après avoir reçu la mauvaise nouvelle, a indiqué son entraîneur Stéphan Larouche. Je lui ai dit de suivre ce que son cœur va lui dire de faire.

Je ne sais pas ce qui va arriver avec le combat contre Kopas. C’est Jean qui est le patron. S’il veut disputer ce duel, je vais vouloir que mon cheval soit à 100 %. »