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Ce qui rend l’ouragan Michael si dangereux et si différent en Floride

Hurricane Michael Slams Into Florida's Panhandle Region
AFP

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L’ouragan Michel touchera terre en après-midi mercredi avec des bourrasques puissantes de 230 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC). Il devrait provoquer de dangereuses inondations, de très fortes précipitations, et pourrait encore se renforcer avant de toucher terre.

 

 

Sa puissance ne se dément pas, mais cette tempête est bien particulière. Même les amateurs de météo un peu blasés par ces dépressions avouent n’avoir jamais rien vu de tel.

Voici ce qui rend Michael différent des autres ouragans.

Pire ouragan pour cette zone

Pour la première fois, un ouragan de catégorie 4 frappera le nord-ouest de la Floride, cette portion de l’État qui n’est pas dans la péninsule.

Il s’agit de l’ouragan le plus puissant à frapper le «panhandle» ou poignée du chaudron, cette portion située au nord-ouest de l’État.

Dans l’imagerie populaire, la région ressemble à une poignée, et la péninsule de la Floride représente le chaudron.

Lorsqu’il frappera la zone, Michael amènera avec lui une avalanche de dangers de toutes sortes, rapporte CNN.

«Malheureusement, il s’agit d’un ouragan de la pire espèce», a indiqué Brock Long, à la tête de l’Agence fédérale de la gestion de l’urgence.

Étagères vidées, stations-service prises d’assaut, murs de sacs de sable : les Floridiens se préparent à être secoués par le violent ouragan Michael, qui devrait être les frapper dans la journée de mercredi.

L’ouragan s’est rapidement intensifié en tempête de catégorie 4 au cours de la nuit.

Mercredi matin Michael générait des bourrasques de 230 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC).

 

Il devrait provoquer de dangereuses inondations, de très fortes précipitations, et pourrait encore se renforcer avant de toucher terre.

Maisons effondrées

La tempête apportera probablement «des vents plus puissants que ceux prévus par les codes du bâtiment», a ajouté Brock Long.

Le passage de l’ouragan Andrew en 1992 a forcé la Floride à revoir ses codes du bâtiment en les rendant plus sévères.

Plusieurs maisons plus anciennes ne sont pas construites pour résister à un ouragan comme Michael.

«Vous allez voir les toits des maisons arracher. Vous allez voir les maisons s'effondrer», a déclaré Ken Graham, directeur du National Hurricane Center.

Les pins: véritables dangers

Par ailleurs, les pins, omniprésents dans le nord-ouest de la Floride pourraient se transformer en projectiles. Avec des vents de 225 km/h, ces milliers d’arbres pourraient être arrachés et projetés.

«Avec ces types de vents, les dommages sont catastrophiques pour les arbres», a précisé M. Graham.

Par ailleurs, si les pins sont arrachés et propulsés, les dommages au réseau électrique risquent d’être majeurs.

«Michael pourrait arracher des milliers et des milliers de ces pins. Ça ne fera pas seulement des dommages le long de la côte, mais aussi dans les terres également», a prévenu le météorologue Chad Myers de CNN.

Les autorités ajoutent que les pannes électriques pourraient durer des semaines.

Montée des eaux dramatique

Par ailleurs, l’ouragan pourrait causer des inondations allant jusqu’à 14 pieds (4,6 m) par endroits.

«La moitié des décès enregistrés lors du passage de ces systèmes le sont lors de la montée des eaux», ajoute Ken Graham.

Ouragan sur le continent

Les villes dans les terres ressentiront également l’effet d’ouragan, ce qui est inhabituel.

Plusieurs ouragans s’affaiblissent normalement lorsque la tempête touche terre.

Ainsi, ceux qui vivent dans les terres ne ressentent pas toujours la puissance de l’ouragan. Ce sera différent cette fois-ci avec Michael.

Michael continuera à traverser le sud-est avec la force d’un ouragan, sans s’essouffler, avec des vents atteignant les 118 km/h lorsqu'il passera en Géorgie.

«Vous allez voir l’ouragan rester intact à travers le sud-ouest et le centre de la Géorgie», a expliqué Brock Long.

«Et ensuite, vous allez voir des précipitations dans le sud et le nord de la Caroline se déversant dans des rivières déjà saturées et qui n'ont pas vraiment beaucoup baissé de niveau depuis le passage de Florence il y a quelques semaines.»