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Pas d’ADN pour le relier au crime, plaide la défense

Louis Pelletier, Accusé
Photo d'archives Louis Pelletier, Accusé

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Aucune trace d’ADN ni empreinte digitale d’un homme accusé du meurtre de son ex-conjointe n’auraient été décelées sur la voiture où le corps de celle-ci a été retrouvé, a plaidé la défense au dernier jour du procès.

C’est ce qu’a martelé l’avocat de Louis Pelletier lors de sa plaidoirie, vendredi dernier, avant que les 12 jurés ne soient séquestrés pour délibérer mercredi, au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

L’homme de 53 ans est accusé d’avoir assassiné son ex-conjointe Julie Morrisson, en juin 2013, à Mont-Saint-Hilaire.

On lui reproche également un outrage au cadavre de la courtière immobilière de 39 ans, dont le squelette a été découvert dans sa voiture calcinée, en Montérégie.

Mais l’ensemble de la preuve présentée par la poursuite serait fondé sur des ouï-dire, a répété l’avocat de Pelletier, Martin Latour.

Par ailleurs, des morceaux du véhicule n’auraient fait l’objet d’aucune analyse, a-t-il plaidé. Le toit ouvrant semblait pourtant avoir été enlevé et déposé dans un champ bordant les lieux du crime, puisqu’il ne présentait aucune trace d’impact.

« Ç’aurait été tellement une bonne idée de faire une analyse complète du toit pour avoir des empreintes digitales ou de l’ADN [...] », a regretté de façon ironique Me Latour.

« Dès qu’on a la chance d’avoir un élément de preuve objective, tangible, on l’a pas », a ajouté l’avocat.

Cause inconnue

La façon dont Louis Pelletier aurait tué son ex-conjointe reste inconnue, a-t-il souligné en rappelant le témoignage d’une pathologiste venue dire qu’elle ignorait la cause de la mort.

« Vous ne pouvez pas utiliser le fait que Louis Pelletier, c’est peut-être une mauvaise personne et que c’est peut-être son genre, ce n’est pas de la preuve, ça », a mentionné Me Latour dans sa conclusion.

Lors de sa plaidoirie finale jeudi dernier, la procureure de la Couronne, Claudie Gilbert, a souligné au jury que Louis Pelletier aurait annoncé la mort de la victime à deux proches quelques heures après que le corps de celle-ci a été retrouvé calciné dans sa voiture. À ce moment, la police n’avait même pas identifié le squelette.

Le jury délibérait mercredi pour la 3e journée. Le procès est présidé par la juge de la Cour supérieure Myriam Lachance.

– Avec la collaboration de Claudia Berthiaume