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Pas question de fusionner le PQ et QS

Pas question de fusionner le PQ et QS
Photo Agence QMI, Simon Clark

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Le Parti québécois et Québec solidaire rejettent l’idée de l’ex-ministre péquiste Réjean Hébert de fusionner les deux formations politiques afin d’unir les souverainistes progressistes du Québec.

« On poursuit notre trajectoire avec nos valeurs, avec notre équipe et il n’y a aucun plan, en ce qui nous concerne, d’unir nos deux formations politiques », tranche le nouveau chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé.

Son ancien collègue à la Santé dans le gouvernement Marois, Réjean Hébert, propose dans une lettre ouverte parue mercredi dans le quotidien Le Devoir de fusionner le PQ et QS afin de créer « un nouveau parti libéré du passif du pouvoir et des boulets de l’image d’un socialisme révolu ».

Convergence

L’ex-député péquiste souhaite ainsi faire progresser les progressistes et les souverainistes face aux « forces néolibérales ».

Après tout, rappelle Réjean Hébert, les deux partis obtiennent seulement un tiers des votes en cumulant leurs deux résultats aux élections de la semaine dernière.

« Les deux partis de gauche n’ont donc pas réussi à présenter aux électeurs une solution de rechange progressiste sérieuse et attrayante au populisme conservateur », écrit-il.

Mais le rejet par QS de la convergence, proposée par Jean-François Lisée l’an dernier, a laissé des traces. « Ç’a déjà été essayé. Le Parti québécois l’a fait de bonne foi, Québec solidaire a refusé. C’est la fin du chapitre là-dessus », souligne Pascal Bérubé. À l’époque, le PQ proposait un pacte électoral où chaque formation aurait laissé le champ libre à l’autre dans certaines circonscriptions.

Lors du congrès de Québec solidaire qui a rejeté l’idée de convergence, plusieurs membres avaient accusé le PQ de racisme, en citant l’épisode de la charte des valeurs et son refus d’appuyer une commission d’enquête sur le racisme systémique.

« On en a pris acte » du résultat, ajoute Pascal Bérubé. Toutefois, il souligne que le PQ est prêt à collaborer avec les députés solidaires sur des dossiers ponctuels à l’Assemblée nationale.

« Opposition forte »

Québec solidaire rejette également l’idée d’une fusion. « La population nous a confié le mandat d’être une opposition forte aux politiques antisociales et anti-environnementales de la CAQ », affirme le co-porte-parole du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, dans une réponse écrite.

« Pour les considérations électorales, on a quatre ans devant nous, ajoute-t-il. Du recul est nécessaire et nos membres nous guideront. Mais une chose est certaine, Québec solidaire est en croissance et est là pour rester. »