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Pascale Picard : en solo dans la pénombre

La musicienne Pascale Picard, au bar Bootlegger, avant son spectacle pour lancer son album « The Beauty We've Found », à Montréal, mercredi le 10 octobre 2018
Photo Agence QMI, Dario Ayala La musicienne Pascale Picard, au bar Bootlegger, avant son spectacle pour lancer son album « The Beauty We've Found », à Montréal, mercredi le 10 octobre 2018

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MONTRÉAL - Pascale Picard s’est forgée un univers bien à elle, dans les dernières années. Un univers qu’elle déconstruit en neuf pièces originales sur son nouvel album «The Beauty We’ve Found», lancé ce mercredi, à Montréal.

De son propre aveu, l’auteure-compositrice-interprète reconnait qu’il s’agit d’un album plus sombre que les précédents. Les thèmes prédominants sont la dépression, la rupture, le deuil et l’alcoolisme.

« Je n’ai pas fait exprès pour que ce soit plus sombre », s’exclame-t-elle tout sourire.

« Après avoir donné naissance à ma fille, je suis devenue hypersensible. Les nouvelles à la télévision m’atteignaient de façon différente, les enjeux environnementaux m’interpelaient davantage parce qu’il ne s’agissait plus seulement de moi, mais de l’avenir de ma fille ».

Pascale Picard croit que la maternité lui a donné une grande sensibilité, qu’elle s’est empressée d’exprimer à travers ce quatrième opus. Plus mûre et profonde, la réalisation de ce quatrième souffle est assurée par Antoine Gratton.

Pascale Picard sans band

C’est après avoir entrepris la tournée de son troisième album «All Things Pass» que la chanteuse s’est surprise à vouloir poursuivre en solo, sans le groupe qui l’accompagne musicalement.

Évidemment, convient-elle, le résultat du dernier se devait d’être différent de ce qui avait été présenté avec le groupe. En amorçant ce glissement musical, elle s’est permis d’explorer des réalités qui lui étaient jusqu’alors inaccessibles.

Sur ce nouvel album, le piano et la corde sont très perceptibles, alors qu’auparavant c’était plutôt la guitare et la basse qui prédominaient à l’oreille. Tranquillement, mais surement, elle délaisse le côté pop-rock qui lui a si longtemps collé à la peau.

« Le pop-rock, ça fonctionnait quand on proposait une formule avec le band. Aujourd’hui, je monte sur scène avec une pianiste et une violoniste, c’est sûr que ça sonne différemment. Pour le spectacle, on a aussi puisé dans les registres de mes autres albums et on les a adaptés », lance-t-elle.

L’artiste originaire de Québec promet un spectacle plus intime, qui laisse toute la place à la voix et aux paroles des chansons qu’elle a écrites.

« Après un congé de maternité, c’est le retour au travail et ça fait du bien de reprendre mon identité de chanteuse », confie celle qui se disait aussi très nerveuse, à moins d’une heure de son lancement officiel.